Fascisme, capitalisme, Riposte immédiate…

Contre les faux choix l’alternative, ce sont les luttes sociales

16,86 %, soit 4,8 millions de Français ont voté Gros con. Ajouté aux 2,34 %, soit 667 123 de voix du petit rat, cela fait environ 900 000 voix de plus pour l’extrême droite qu’à l’élection présidentielle de 1995. Ce score permet à Le Pen d’être présent au second tour de l’élection et de susciter horreur et indignation. Si ce résultat est surprenant, le Front national n’a jamais disparu de la vie politique française après sa scission de 1998 et a rapidement su reconstituer son appareil militant. Alors qu’un peu partout en Europe (Autriche, Danemark, Hongrie, Italie) les forces réactionnaires et nationalistes xénophobes sont en progression et vont jusqu’à occuper le pouvoir, pourquoi la France serait-elle en reste ? Nous n’avons jamais cessé le combat antifasciste, quitte souvent à ne pas avoir été entendu.

Le Front national a mené une campagne habile -sans dérapages verbaux ni violences physiques, et a progressé dans un environnement politique imprégné de ses thèmes de prédilection.
La lepénisation des esprits que nous dénonçons depuis le milieu des années 80 a fait son chemin et nous n’acceptons pas le non-choix qui nous est proposé dans les prochaines semaines. La droite et la gauche ont repris l’ensemble des idées du FN, que ce soit sur l’immigration ou l’insécurité. à la suite d’une campagne qui a baigné dans les délires sécuritaires les plus abjects, les électeurs ont préféré l’original à la copie. Le FN l’avoue lui-même : « nous n’avons pas eu besoin de faire campagne. Les autres candidats l’ont faite pour nous » (Bruno Gollnisch). Candidats bien aidés par les chiens de garde de l’ordre social (médias et intellectuels dominants) qui ont développé un discours sécuritaire de stigmatisation des classes dangereuses que seule la force peut mater.
Depuis le 11 septembre 2001 la montée en puissance de l’Europe autoritaire, l’adoption d’un état d’exception, la peur de l’immigré assimilé au terroriste donnent l’impression que l’extrême droite n’a pas besoin d’être au pouvoir pour que ses idées soient appliquées.

Front républicain piège à cons

Il ne s’agit donc pas pour nous de manifester pour défendre la démocratie parlementaire.
On veut nous faire croire que la lutte antifasciste doit impérativement s’effectuer dans le camp du Front républicain dans lequel toutes les classes sociales pourraient se retrouver. On veut nous faire croire que les abstentionnistes sont des crypto-lepénistes, que ceux qui n’ont pas voté Jospin sont des alliés objectifs du fascisme…
La sociale-démocratie profitera sûrement de ces mobilisations pour se refaire une virginité et se poser en rempart à la bête immonde, en garante de la République. Ne nous y trompons pas, elle a toujours brader les idées d’égalité, de solidarité et de justice sociale.
La Gauche plurielle a mené depuis cinq ans une politique de régression sociale : privatisations, travail forcé pour les chômeurs (pare), incarcération et expulsion massive de sans-papiers (construction de nouveaux centres de rétention), précarisation des conditions de travail, répression des mouvements contestataires, quadrillages policiers des quartiers populaires et flicage systématique (vidéo-surveillance et Loi de sécurité quotidienne), collaboration avec le patronat, etc. La démocratie représentative, permet au capitalisme de maintenir sa domination en lui fournissant un paravent humanitaire et en masquant les contradictions de classes. S’attaquer au second ne peut en aucun cas passer par la défense de la première.

Agir au lieu d’élire

Notre lutte antifasciste est le prolongement naturel de notre lutte anticapitaliste radicale.
Le capitalisme repose sur l’exploitation de la majorité par une minorité, la soumission à l’ordre dominant, la misère, l’aliénation à la marchandise, l’ennui et la tristesse. L’autoritarisme et l’état fort se nourrissent de tout cela. Combattre le fascisme et le capitalisme, c’est restaurer une combativité sociale, que les structures d’encadrement du mouvement ouvrier ont contribué à étouffer.
Combattre le fascisme et le capitalisme ne se fait pas dans un isoloir, mais sur le terrain des luttes sociales : contre la mondialisation capitaliste (Gênes, Bruxelles), pour la régularisation des sans-papiers et la liberté de circulation et d’installation, contre la précarité et l’exploitation (grèves de Macdo), pour la gratuité des services sociaux (collectifs transport gratuit), contre le patriarcat (collectifs contre le publi-sexisme)…

C’est en mettant en avant des valeurs collectives d’autogestion, de solidarité et d’égalité que nous voulons mettre fin à toutes les formes de domination que nous rencontrons. C’est ici et maintenant que nous devons affirmer notre existence, élaborer des espaces de contre-pouvoir, vivre collectivement des alternatives, construire un mouvement révolutionnaire pour montrer qu’un autre futur est possible, sans avoir à choisir entre l’extrême droite et le couple démocratie parlementaire/capitalisme.

Le Front National : fascisme et réaction ?

Article paru en 1992…

“F comme fasciste, N comme nazi”, “halte au fascisme”… Le Front National est-il une organisation fasciste ? Mais qu’est-ce que le fascisme ? Qu’elles sont les différences entre un parti fasciste et une organisation réactionnaire ? Il paraît important de répondre à ces questions car la propagande, les moyens de mobilisation utilisés par ces différentes structures, ne sont pas les mêmes fondamentalement. Il s’en suit que les stratégies, les tactiques pour y faire face ne peuvent être identiques. Se tromper sur qui on a en face ne peut amener, à terme, qu’à des impasses.

 DEFINITION DU FASCISME

Pour tenter de définir le fascisme, on ne peut se fonder sur les seuls critères idéologiques ; le fascisme en tant que doctrine, est essentiellement une théorisation à posteriori, en fait une théorisation volontairement floue, faite d’emprunts glanés d’une part dans le catalogue anti-positiviste du XIX° siècle et, d’autre part dans celui des idéologies de troisième voie. Si l’on veut être capable d’élaborer une définition du fascisme, nous nous devons faire un détour historique en examinant le fascisme réel : le “fascisme mouvement”et le “fascisme régime”.
Dans l’Europe de l’immédiat après-guerre, dans un contexte de crises, de mutations accélérées, apparaît un type nouveau d’organisations politiques : parti de masse, hiérarchisé, militarisé, placé sous l’autorité d’un chef charismatique et aspirant, par la violence, à un régime politique fa« onné à son image. Les groupuscules allemands et les groupes italiens, dans un premier temps (premier fascisme) se mobilisent contre l’ordre ou le désordre existant ; ils aspirent au bouleversement des hiérarchies sociales, déclarent la guerre au capitalisme et aux élites en place. Ce premier fascisme comporte une forte dose d’esprit révolutionnaire ou contestataire.
Dans un deuxième temps, ces groupes se transforment en organisations de défense des possédants, et sont très liés avec la fraction la plus réactionnaire de l’établissement. Cela suppose donc une propagande, certes populiste, mais qui est essentiellement tournée vers les différentes strates de la bourgeoisie. Cette étape correspond au second fascisme. Il faut trois conditions pour qu’une fraction importante de la bourgeoisie se décide à soutenir le fascisme :
- un blocage quasi complet du système libéral ; ce n’est qu’après avoir épuisé toutes les solutions qui peuvent s’offrir à elle, que la classe dominante politiquement et économiquement se ralie à la solution fasciste ;
- une situation économique catastrophique qui impose à la classe dominante de faire appel à une forme d’Etat “providentiel” pour elle. Celui-ci doit sauver les entreprises de la faillite et assurer, par tous les moyens, la relance économique ;
- une menace révolutionnaire grave. Mais l’alliance de la bourgeoisie avec des organisations fascistes ne s’oppère, en fait, que lorsque le danger révolutionnaire est écarté ; autrement dit ce n’est qu’après la défaite du prolétariat que la solution fasciste est réellement envisagée. Le but est d’écarter tout risque d’une nouvelle offensive ouvrière par une contre-révolution préventive.
Le troisième stade du fascisme, le troisième fascisme, est la prise du pouvoir qui ne se traduit pas immédiatement par la mobilisation totalitaire de la nation. Pendant la période qui précéde la dictature unique du parti, les représentants des classes économiquement dominantes continuent d’occuper des places privilégiées. L’Etat fasciste leurs permet de renforcer leur domination économique, en désamor« ant, par le biais du corporatisme et de la répression, les renvendications ouvrières. Cet Etat tolère donc l’influence persistante des magistères (Eglise, élite bourgeoise …) et négocie des compromis d’ordre institutionnel. Mais il doit aussi satisfaire la petite bourgeoisie qui est sa base sociologique, bien que celle-ci ait été économiquement la principale victime du fascisme. Cela implique que cet Etat lui offre des compensations dans d’autres domaines :
- mise en place d’une politique étrangère de prestige ;
- lui “assurer” une promotion sociale par le parti et ses dépendances.
En résumé, au cours du troisième fascisme, il y a en quelque sorte un partage du pouvoir entre, d’un coté la haute bourgeoisie qui renforce sa puissance matérielle et inspire, dans un premier temps, les grandes options économiques ; de l’autre les fractions des classes moyennes qu’incarne le fascisme et qui assurent la gestion du régime sous l’autorité du guide arbitre tout puissant. Il va sans dire que les tensions sont très vives entre ces deux composantes, on assiste à une véritable guerre d’usure entre les deux.
Le stade ultime du fascisme, le quatrième fascisme, est le totalitarisme, c’est-à-dire la soumission absolue de l’individu au pouvoir et à l’idéologie qu’il incarne, non seulement au niveau politique et social, mais encore dans toutes les manifestations de la vie individuelle : familiale, professionnelle, artistique, spirituelle. Des concessions sont octroyées aux classes populaires afin de les rallier au régime, et ce au moindre coûts envers les classes possédantes. Les masses (agrégats d’individus isolés et nivelés) sont enrégimentées dans des organisations corporatistes et paramilitaires, qui sont encadrées par le parti unique. Les individus, que comptent ces organisations, doivent être “moulés” sur un modèle conforme aux souhaits du pouvoir, et ce grâce au monopole qu’a l’Etat sur tous les moyens de formation, d’information et de connaissance. L’Etat doit avoir aussi le contrôle et la direction de l’économie dans un cadre capitaliste. La terreur physique et psychologique sont employées et développées de manière systématique. Enfin il y a une volonté de substituer un “ordre nouveau” et un “homme nouveau” à l’ordre et à l’individu fa« onnés par le libéralisme décadent.

BREF HISTORIQUELa naissance du fascisme est due à trois phénomènes principaux.
Tout d’abord, avant la première guerre mondiale, l’évolution de la société ne se fait pas sans difficultés. L’industrialisation déstructure la société : exode rurale, gonflement des populations urbaines et effritement des cadres sociaux traditionnels, à savoir la famille classique, la communauté villageoise ou de quartier, les liens corporatifs,etc..
Ensuite la crise, qu’engendre la Première guerre mondiale, aggrave de manière brutale tous les déséquilibres dont l’industrialisation est porteuse :
- accélération de la déstructuration du corps social ;
- départ des hommes au front ;
- développement de l’inflation, qui participe au processus de prolétarisation d’une partie des classes moyennes et au brassage des différentes catégories sociales, engage une nouvelle redistribution des richesses.
La guerre a montré que la science et la technique pouvaient être mises au service du “mal” absolu et devenir des instruments de tueries. De plus les démocraties n’ont pû triompher du militarisme et de l’autocratie qui se donnaient des pouvoirs forts et transgressaient les principes et valeurs pour lesquels elles combattaient. Elle a aussi durablement attaché à l’institution militaire et à ses pratiques une fraction relativement importante de la société civile : d’une part les déclassés, les laissés pour compte de la révolution industrielle, auxquels l’aventure guerrière a apporté de fortes compensations psychologiques ; d’autre part nombre de représentants des classes moyennes montantes jusque là écartées des lieux du pouvoir. Les années de guerre ont, ainsi, aiguisé les appétits de promotion sociale et politique.
Enfin la déliquescence de la démocratie libérale, qui devait affronter une situation de crise et une situation révolutionnaire, semblait bien impuissante face à ces deux phénomènes ; cette incapacité servit de terreau sur lequel allait s’épanouir le premier fascisme.

DIFFERENCES ENTRE PARTI FASCISTE ET ORGANISATION REACTIONNAIRE Même s’ils partagent divers thèmes idéologiques et que les organisations réactionnaires et autoritaires adoptent des signes extérieurs et des méthodes inspirés des partis fascistes, ils n’ont pas les mêmes buts. Les premières aspirent à restaurer l’ordre ancien, à maintenir, ou à remettre en place la classe dirigeante traditionnelle. Par contre les seconds souhaitent voir naître une nouvelle société et une humanité nouvelle ; ils recherchent, donc, à faire émerger une élite de remplacement, une aristocratie renouvelée, fondée sur des valeurs guerrières. “Fascisme mouvement” ou “fascisme régime” paraissent liés étroitement à l’impérialisme et aux faits guerriers ; totalitarisme et éthique de guerre vont ici de pair pour créer une communauté soudée, militarisée tout entière tendue vers une entreprise de domination que porte en lui le fascisme.
Pour résumé, les organisations réactionnaires oeuvrent pour un retour à la tradition(par exemple FRANCO en Espagne), ce qui n’enlève rien quant à la dureté du régime politique et social lorsqu’elles sont au pouvoir ; l’idéologie des seconds comporte un discours qui, à la base, se veut révolutionnaire, dans le sens où le fascisme milite pour un ordre nouveau. En outre leurs conceptions de l’être humain ainsi que des rapports sociaux sont différentes, pour ne pas dire opposées.

 

LE FRONT NATIONAL : DANS LA TRADITION DE VICHY !

Il y a déjà eu maintes travaux sur le programme du Front National, son histoire, la base de son électorat … pour reprendre, dans le cadre de cet article, tous ces éléments ; voyons donc quelques points qui différencient le Front National des partis fascistes de l’entre-deux-guerres . Tout d’abord le FN n’est pas un parti de masse ni un parti-armée, encore moins organisé militairement, ni fanatiquement dévoué à son chef . Le FN s’affirme être ancré à droite, alors que le fascisme se veut une solution de troisième voie, située entre le libéralisme et le socialisme. En fait son but est de rassembler le peuple autour de la nation, ce qui le conduit à gommer toute les différences entre les individus et catégories sociales ; cela le conduit à “vouloir aligner la nation toute entière sur un même modèle, donc à devenir un totalitarisme” .Le Pen par contre, souhaite l’épanouissement de l’individu (bien que se référant à Maurras, l’individu en fin de compte, doit se subordonner au corps social) et l’Etat doit permettre le développement harmonieux des cellules naturelles du corps social (famille, communautés religieuses, entreprises …). Le FN ne prône pas un discours guerrier qui est l’apanage des organisations fascistes et son nationalisme est défensif ; de même si parfois Le Pen se déclare impérialiste, celui n’a d’autre fonction que de promouvoir un passé colonial ou exprime une position de repli par rapport à la constitution de l’Europe.
En fait le FN s’inscrit dans la tradition de l’extrême droite fran« aise ; Le Pen n’est pas fasciste au sens où Mussolini et Hitler pouvaient l’être, mais il est l’héritier direct du vichyisme. “Il l’est surtout par le syncrétisme de la formation dont il est le leader et du corpus idéologique que lui-même et ses amis ont peu à peu constitué. Y coexistent, non sans contradictions, le vieux fond contre-révolutionnaire et maurrassien — dont se réclame d’ailleurs la fraction intégriste du mouvement, groupée autour de R. Marie et du journal Présent — et la tradition du « national-populisme » … Au premier, le courant lepéniste emprunte sa conception d’un Etat fort mais réduit à ses fonctions régaliennes, l’idée d’un ordre politique calqué sur l’”ordre naturel”, sa recherche d’un compromis entre l’autorité et les libertés( distinctes de la Liberté qui n’est qu’un “principe métaphysique”, son souci de restaurer les « communautés naturelles » que sont la famille, la région, le métier…”
De la seconde, héritière à la fois de la droite « révolutionnaire », du nationalisme ligueur et aussi d’un « fascisme » qui a, chez nous, sa spécificité et ses limites, il tire son obsession de la décadence — avec les symboles pathologiques qui s’y rattachent, hier l’alcoolisme et la syphilis, aujourd’hui le Sida —, sa propension à en dénoncer les « coupables » (les étrangers, désignés de manière explicite ou elliptique, mais aussi les « rouges » et tout ceux qui ont introduit dans notre société le « laxisme » et ont ainsi concouru à l’affaiblissement de la nation), son appel, un peu plus discret qu’autrefois mais toujours vibrant … au héros, au guide charismatique, à l’homme providentiel qui doit nous arracher au déclin et rendre la parole au peuple.”

Force est donc de constater que le FN n’est pas un parti fasciste, au sens historique du terme, car il n’a pas pour vocation de proposer un “ordre nouveau”, ayant des finalités totalitaires, motivé par des penchants révolutionnaires ; au contraire il œuvre plutôt vers un retour des”valeurs traditionnelles”, et ce pour endiguer la décadence dans laquelle évoluerait actuellement la société fran« aise ; il est donc un parti réactionnaire ou ultra-réactionnaire. Le FN n’a pas pour objectif de fa« onné un “homme nouveau”. Sa conception de l’Etat fort ne se traduit pas par une volonté de contrôler et de diriger l’économie ni d’avoir le monopole sur les moyens de formation, d’information et de connaissance, ce qui est le cas pour le fascisme. L’action de l’Etat doit se cantonner essentiellement au niveau de la défense, de la sécurité, police, justice, monnaie, affaires étrangères.
Amalgamer le FN à un parti fasciste ne permet que des raccourcis qui ne peuvent être des outils efficaces pour lutter contre la montée des idéologies et politiques autoritaires et sécuritaires. Pire ce type de discours laisse le champ libre aux gestionnaires et autres gouvernants pour effectivement réaliser leurs choix politiques, à savoir poursuivre le processus de dualisation et qui a pour corollaire l’exclusion sociale et politique de catégories de population. En effet ce processus implique, entre autre, “d’une part, par « moins d’Etat » pour le capital c’est-à-dire un désengagement relatif de l’appareil d’Etat à l’égard de ses fonctions de gestionnaire de l’accumulation du capital : en tant qu’Etat entrepreneur (producteur des moyens sociaux de production), protecteur (Etat-providence), régulateur (ce qui implique la déréglementation des marchés), planificateur ; d’autre part, par plus plus d’Etat contre les travailleurs : renforcement de l’appareil d’Etat dans ses fonctions répressives d’assistances, de surveillance et de contrôle social pour faire face à toutes les éventualités résultantes de la marginalisation qu’engendre l’exclusion sociale” .
Le problème est bien la montée des idéologies et politiques autoritaires et sécuritaires, pendant des logiques d’exclusion sociale ; que le FN représente un courant qui prône ce type de choix politique, surtout qu’il est permis l’ouverture d’espaces idéologiques les légitimant certes, mais pour l’instant il n’est pas au pouvoir ; c’est bien le Parti Socialiste qui, depuis plus dix ans, gère de fa« on à satisfaire les besoins du capital, donc qui met en place cette société d’exclusion porteuse en effet d’ordre sécuritaire et donc autoritaire . Si l’on veut lutter radicalement contre la montée des idéologies et politiques autoritaires et sécuritaires, l’on doit combattre les politiques d’exclusion sociale, quelques soient les forces politiques qui les mettent en place ou les défendent !

Manual de estilo periodístico, HARRESIAK APURTUZ

Casi una treintena de medios de comunicación vascos firmaron, el 5 de abril de 2000, un protocolo de adhesión con el departamento de Justicia, Trabajo y Seguridad Social del Gobierno vasco y la Coordinadora de ONGs de Euskadi de apoyo a inmigrantes, “Harresiak apurtuz”, a proteger la cultura, los derechos y la imagen de los inmigrantes en el tratamiento de la información
Desde la década de los 80 estamos advirtiendo un nuevo fenómeno apenas imaginable unos años atrás: cada vez es mayor el número de personas extranjeras que inmigra a nuestra tierra tratando de adoptar a Euskadi como lugar de residencia. A pesar de que los focos de inmigración registrados en nuestra Comunidad Autónoma son todavía muy reducidos si los comparamos con otros países y regiones del Estado español (como Andalucía, Catalunya y Comunidad de Madrid), esta circunstancia puntual no nos puede llevar al olvido de su existencia, de sus derechos y de sus libertades. En el marco del Consejo Vasco de Bienestar Social y coincidiendo con la celebración en 1997 del Año europeo contra el Racismo, diversas instituciones (Gobierno Vasco, Diputaciones y Ayuntamientos) y ONGs de Euskadi decidieron la creación de un órgano de participación que promoviera políticas activas de integración social para el colectivo de inmigrantes. Con este objetivo se constituyó en mayo de 1998 el Foro para la Integración Social de los Inmigrantes, una de cuyas áreas de actuación tiene como protagonistas a los medios de comunicación. Somos conscientes de que los medios juegan una importante función formativa y educativa en nuestra sociedad; y en este sentido, es necesario que tanto los profesionales como las empresas periodísticas se propongan un esfuerzo normalizador a la hora de tratar las informaciones que tienen como protagonista al colectivo de inmigrantes; por ejemplo, mediante la difusión de los valores positivos de las diferentes culturas que los configuran u obviando estereotipos y términos semánticos que sean susceptibles de perjudicar la valoración social de estas personas. Es nuestro deseo que este Manual de Estilo que ahora se presenta a los profesionales de la información no permanezca durante largo tiempo sobre las mesas de las redacciones, porque sólo su carácter efímero nos dará la justa medida de ese esfuerzo de responsabilidad social que tanto a periodistas como a empresas les corresponde.
1. No hay que incluir el grupo étnico, el color de la piel, el país de origen, la religión o la cultura si no es estrictamente necesario para la comprensión global de la noticia

  • Una persona se adecua a los arquetipos surgidos del consenso social a través de imágenes favorables que se deben conservar y potenciar, e imágenes desfavorables contra las cuales es necesario luchar. Los medios de comunicación trabajan sobre este compendio de imágenes y arquetipos, comunes para la mayoría de la población, buscando facilitar la comprensión del mensaje informativo.
  • Parece necesario pues que todos, emisores y receptores, tengamos una visión suficientemente ajustada de la realidad que nos envuelve y que la definamos del mismo modo.
  • En la práctica cotidiana y por el afán de querer tener siempre presentes los elementos básicos de la información periodística,¿qué?, ¿quién?, ¿dónde?, ¿cuándo? y ¿por qué?, introducimos añadidos que parecen complementar la noticia, si bien el resultado final condiciona la lectura que los receptores hacen de la realidad a través de los medios.
  • La realidad periodística nos demuestra que el grupo étnico, el color de la piel, el país de origen, la religión o la cultura, no son datos susceptibles de ser noticia cuando se refieren al arquetipo dominante. Por otro lado, existe la tendencia, en general inconsciente, de destacar estos aspectos cuando la noticia trata, directa o indirectamente, de miembros de minorías étnicas, a pesar de que para la comprensión global de la noticia no sean estrictamente necesarios.
  • Además, esta tendencia aumenta por la presión del horario; es decir, por las rutinas de producción periodística a que se ven sometidos los medios de a comunicación. Frente a esto, la reflexión es el mejor antídoto para no reproducir estos esquemas.
2. Es necesario evitar las generalidades, los maniqueísmos y la simplificación de las informaciones.Los residentes extranjeros no comunitarios son tan poco homogéneos como los autóctonos.

  • Los medios parecen buscar una imagen concreta, un hecho real, para confirmar el estereotipo. La generalización sistemática en los términos, en la forma y en el fondo, favorece la comprensión de la información pero al mismo tiempo la deforma y simplifica gravemente. La realidad informativa de los residentes extranjeros no comunitarios es mucho mayor de lo que informan los medios de comunicación.
  • Los tópicos negativos tienden a reforzar la exclusión del grupo o de los individuos a quienes se hace referencia. Es necesario evitar, pues, la aplicación de tópicos que sólo inciden en aspectos negativos y que quedan registrados en el substrato cultural. Asimismo, las generalizaciones tienden, sin fundamento, a reforzar la asociación entre minoría étnica y problema social.
  • El abuso en la generalización de los términos, con la “buena intención” de facilitar la comprensión de la noticia, lleva al receptor a una concepción maniquea de la realidad. Hay una cierta tendencia periodística hacia la etnificación de la realidad social. Los residentes extranjeros no comunitarios son tan poco homogéneos entre ellos mismos como lo son los diferentes colectivos presentes en nuestra sociedad.
  • Las frases hechas, los tópicos, etc., conforman toda una lista de prejuicios que sustituyen al gentilicio correcto para cada colectivo. La mejor forma de evitar esta situación es consultando a los interesados para saber cómo desean ser nombrados, como individuos o como colectivo.
3. No deben potenciarse las informaciones negativas ni las sensacionalistas. Hay que evitar crear inútilmente conflictos y dramatizarlos. Hay que potenciar la búsqueda de noticias positivas.

  • En muchos casos, la búsqueda de información es la búsqueda de objetos e imágenes que refuercen nuestra forma de ver la vida y entender la realidad. Así, en un contexto mayoritariamente negativo, la opinión de los receptores se acaba convirtiendo también en negativa.
  • Las noticias de residentes extranjeros no comunitarios parecen atraer por su sensacionalismo y no por su contenido noticioso. Si los periodistas sólo nos interesamos por las informaciones cuando son negativas, la percepción de la calle, de la sociedad, nunca podrá ser positiva. Esto no significa que las informaciones negativas no deban difundirse, sino que es adecuado también dar su contrapunto.
  • Si echamos un vistazo a los medios de comunicación podremos observar que las minorías étnicas como grupo, o sus miembros como individuos, aparecen casi siempre como delincuentes o personas objeto de todas las desgracias. En cualquier caso, su figura queda denigrada. El tratamiento informativo de las personas inmigrantes y residentes extranjeras no comunitarias debería ser reflejo de la máxima normalidad.
  • Tampoco debiera olvidarse la importancia de los términos utilizados. Al respecto, es necesario desterrar términos que nos hemos acostumbrado a ver en los medios de comunicación. Relacionar directamente “invasión”, “brote”,”alud” o “grandes oleadas”, con individuos inmigrantes, perjudica sensiblemente la imagen social de los residentes extranjeros no comunitarios.
4. Ecuanimidad en las fuentes de información. Es necesario contrastar las versiones institucionales. Hay que potenciar las propias de las minorías étnicas y tener especial cuidado en las informaciones referidas a los países de origen. La publicación de las rectificaciones como elementos que inciden en la calidad del medio informativo.

  • Los medios de comunicación, seguramente como reflejo de la sociedad a que pertenecen, institucionalizan unas fuentes de información en perjuicio de otras. La fiabilidad periodística apunta siempre hacia la misma dirección, la de la institución.
  • Las fuentes de información más consultadas cuando cubrimos una información que afecta a un colectivo de inmigrantes, o a un miembro de una minoría étnica, son, por este orden, ministerios, expertos en inmigración, servicios sociales, ONG, fuerzas de seguridad, ayuntamientos, etc. Casi nunca son consultados los propios inmigrantes. Las rutinas de producción informativa y la falta de informadores estables tienen una buena parte de la culpa.
  • Es necesario romper con la inercia de dirigirse sistemáticamente a las fuentes institucionales. Existen otros emisores de la información, y allí donde no los hay debe potenciarse su creación. Por parte de los colectivos de residentes extranjeros no comunitarios sería útil que tuvieran su propia agenda de periodistas sensibilizados a quienes recurrir cuando se produce una noticia.
  • Por parte de los periodistas sería conveniente que dispusieran de una agenda de posibles informadores, expertos y especialistas, surgidos del colectivo de residentes extranjeros no comunitarios, que pudieran profundizar en estas cuestiones o dar otro punto de vista no oficial que rompiera el estereotipo.
  • Las rectificaciones a las informaciones que hagan referencia directa o indirecta a los residentes extranjeros no comunitarios deberían aceptarse como una práctica habitual y beneficiosa para el medio. La rectificación debe ser espontánea y próxima en el tiempo. Es necesario ir hacia una cultura de la rectificación.
5. Responsabilidad de los profesionales. La importancia de la ubicación física de la información. “El efecto dominó”. Utilización del material gráfico.

  • Es muy importante el espacio físico que dedicamos a las informaciones que hacen referencia, directa o indirectamente, a los residentes extranjeros no comunitarios. No tanto desde un punto de vista cuantitativo, sino desde un punto de vista cualitativo. Hemos de contextualizar nuestra información con el resto de informaciones que compartirán espacio físico o hertziano (en el caso de los medios audiovisuales).
  • Es necesario intentar que el carácter negativo de una información, muertes, enfermedades, guerras…, donde aparecen aspectos étnicos, religiosos o culturales, no influya, por su proximidad en el espacio informativo o por el momento de su difusión, en otras noticias más próximas a nosotros que tengan un referente étnico, religioso y cultural similar. Una noticia negativa afecta, al igual que una ficha de dominó que cae una sobre otra, a otras noticias que están próximas físicamente y poseen un referente común.
  • Los editores, jefes de sección, de área o cierre de los diferentes medios, son responsables naturales de la ubicación de cada una de las informaciones. Por ello son los más capacitados para tener una visión global del contenido informativo del medio.
  • Las imágenes (fotografías, vídeo, etc.) son los elementos más susceptibles de ser manipulados, y su conocida elocuencia hace que sea necesario extremar la prudencia a la hora de seleccionar una imagen que puede transformar totalmente el sentido de una información.
6. Militancia periodística: hacia una multi-interculturidad enriquecedora para todos. La potenciación de las informaciones en positivo.

  • La influencia de los medios de comunicación en la visión que la sociedad tiene de la realidad, obliga al profesional de la información a un compromiso más firme en la tarea de reflejar el sentido positivo de la multi-interculturalidad.
  • La voluntad del profesional es de gran importancia para la búsqueda y elaboración de noticias positivas en un contexto en el cual las que encontramos son mayoritariamente negativas. Esto no quiere decir reflejar una realidad light o esconder informaciones. Como información positiva podemos considerar tanto la cobertura de una acción positiva como unas declaraciones, por ejemplo, de un miembro de un colectivo inmigrante o la presentación positiva en este sentido de cualquier información.
  • Otro nivel de actuación sería la aparición, en informativos de televisión, radio y en los diarios, revistas y en cualquier producto informativo, de periodistas y presentadores de diversas minorías étnicas; hecho que produce un notable efecto normalizador.
7. El uso del género gramatical masculino para referirse a grupos mixtos, invisibiliza a las mujeres y sus aportaciones en los diferentes ámbitos de vida, simplificando y, en muchos casos, deformando la realidad.

  • Es necesario transformar el modo de hablar y de escribir para visibilizar, respetar y reconocer lo que tanto las mujeres como los hombres que integran el colectivo de personas extranjeras que residen en nuestra Comunidad aportan, y han aportado, a nuestra sociedad. Para ello, se ha de utilizar un lenguaje que no discrimine a las personas en función del sexo.

 

“Ni ez naiz arrazista baina…”

Ez dadila etorkin magrebiar bat nire aurrean jarri». Honelako edo antzeko esaldiak maiz entzun ditugu pasa diren egunetan El Ejidoko gertakarien aurrean. Badirudi inork ez duela bere burua arrazistatzat jotzen, edo horrela izendatzea irain handi bat bezala hartzen dela. Hitz batzuk, sozialki estigmatzaileak dira. El Ejidon gertatutakoa ez da, inolaz ere, arrazakeria kasu bat soilik. Han, eta antzeko gertakariak gertatu diren beste lekuetan, gauza mordoa egoten da pilatuta: aurreiritziak, beldurrak, frustrazioak, espazioaren okupazioa, lan arazoak, etxebizitzarenak, norberaren indarra harreman sozialetan… Baina, nahiz eta hori guztia metatuta egon, nire iritziz behintzat, komunitate oso baten arrazalizazio prozesu bat ere egon da. Magrebiar etorkin populazio osoa neska gazte baten heriotzaren erruduntzat jo da, hiltzailearen jatorri berekoa izateagatik; pertsona batek egindako delitu bat etnifikatu egin da, magrebiar guztiak gorroto eta mendekuaren subjektu eginaz; ekonomikoki, sozialki eta legalki baztertua dagoen gutxiengoa erasotu da, «nagusiak» zeintzuk diren frogatu nahian, burumakur eta zuloan jarraitu behar dutela gogoraraziz. Arrazakeria polimorfoa da, arrazalizazio prozesuak anitzak diren antzera. Alde batetik, bestearekiko gorrotoz eta mesprezuz osaturiko portaeretan azaltzen da. Bestaldetik ideietan, ideologia edo doktrina bat osatuz, edo biak uztartuz eta politika bat osatuz. Denetarikoak ikusi ditugu azken egunotan. Arrazakeriaren inguruko gogoetak albo batera utziz, El Ejidon, etorkinekiko Atzerritartasun Legearen ondorio latzak agerian jarri dira. Lege hori indarrean dagoenetik, orain dela hamabost urte, ez dira politika integratzaileak bultzatu. Hori ez da sekula egon Lege horren helburuen artean. Alderantziz, Atzerritartasun Legeak etorkinak baztertu eta prekarizatu egin ditu, beti paperen atzean, beti poliziaren eskuetan, bigarren mailako herritar, eskubide gutxiagorekin eta leku guztietan diskriminatuak: lanean, etxeak alokatzerakoan, taberna eta diskoteketan. Eta orain dela gutxi onartu berri den Lege berriak ez dio horri buelta emango. Atzerritartasun lege bat indarrean egoteak, gure aldamenean bizi diren herritar batzuk (gure aldamenean lan egiten dutenak, euren seme-alabak gure seme-alabekin batera eskolara doazenak…) guk ditugun eskubide berak ez dituztela suposatzen du. Hau da, eskubideen desberdintasuna, estatus bereziak, administrazioarekiko harreman bereziak, eta prozedura bereziak daudela suposatzen du. Jakina, atzerritartasun lege guztiak ez dira berdinak, batetik bestera eskubideen eremua zabalagoa edo murritzagoa izan daiteke. Baina guztietan dago desberdintasun puntu hori, arazo larria izan daitekeena. El Ejido, izugarrizko hipokresia baten inguruan eraiki den leku bat da. Guztiek onartzen zuten etorkinen lan-esku merkearen derrigortasuna plastiko azpian hazten ziren barazkiak ekoizteko eta komertzializatzeko, baina, gutxienez etorkinen kopuru bat irregulartasunean mantenduz, nekazari hitzarmena ez aplikatuz, soldata txikiagoak ordainduz eta duintasunez bizitzeko baliabideak ukatuz.
Eta guk zer? Akaso bateren batek pentsatuko du hau guztia andaluziarren arazo bat dela, eta gu, hemen, txerto misteriotsu baten eraginaz, honelako portaerataz txertatuta gaudela. Bai hemen eta bai han, txerto bakarra, berdintasunaren alde lanean aritzean datza, etorkinekiko abegi politikak bultzatuz, integrazio sozial eta politikoa errazteko. Politika horiek eskubideen berdintasunean oinarritu behar dira, herritartasunaren onarpenean, atzerritarrentzat lege berezien ukapenean, etorkinen erakarpena gizartearekiko onartuz eta legitimatuz. Aipatutako hori guztia lantzen badugu, benetako pausoak emango ditugu horrelako gertakariak, ez han eta ez hemen, eman ez daitezen
Agustin Unzurrunzaga SOS Arrazakeria

Sobre el antifascismo

Desde finales de la década de los años veinte de este siglo, justo cuando el fascismo italiano de Mussolini se presentaba como modelo y guía de toda la extrema derecha europea, desde entonces y uniendo a todos los movimientos ultraderechistas y racistas europeos, el término popular de “facha” ha servido útilmente para expresar el rechazo político y ético de semejante alternativa criminal y brutal.

Pero como ocurre casi siempre, la valía de un término popular es contradictoria, es decir, sirve tanto para definir algo terrible y horroroso como los crímenes contra la Humanidad y todas las barbaridades cometidas por esos regímenes “fascistas”, como para ocultar determinadas características que deben ser conocidas y combatidas y que al esconderse detrás del rechazo emotivo que el término “facha” genera, logran total impunidad.

Tenemos pues claro que podemos y debemos utilizar el término “facha” y/o fascista en sentido coloquial, superficial, cuando no es necesario hacer precisiones ni matizaciones, cuando basta con dicho término para dejar claro lo que se quiere decir y no es necesario entrar más al detalle. Pero también debemos saber que cuando se trata de un análisis riguroso, por ejemplo: ¿se extiende el fascismo?, o ¿hay tendencias fachas entre la juventud?, o ¿es facha la cipayada?, etc., entonces debemos conocer la historia, lo sucedido, las diferencias entre fascismo y nazismo, entre franquismo y fascismo, etc.

Es un tema lo suficientemente importante como para no pasarlo por alto como si tal cosa. La superficialidad y la ligereza en cualquier cosa por pequeña que sea sólo beneficia al opresor.

1).- ¿Qué es el fascismo?

El fascismo tiene tres acepciones que van de menor a mayor complejidad y rigor teórico.

La acepción más sencilla, la común y corriente es la que hace referencia a todo movimiento extremadamente autoritario, dictatorial y fuertemente militarizado que suprime las libertades y derechos democráticos burgueses, que anula la vida política y sindical clásica, que monopoliza el poder en una minoría que controla el Estado y se organiza en partido único, que sirve y defiende incondicionalmente los intereses socioeconómicos burgueses y patronales, que rearma y fortalece el ejército e instaura una férrea censura informativa y cultural.

El sentido coloquial “facha” es quien de algún modo u otro defiende brutalidades de este tipo. Naturalmente un facha no tiene que ir gritando por las esquinas todo su ideario; por lo general, y a la espera de mejores tiempos, esperan agazapados como las alimañas mejores oportunidades para hacerse notar. Pero mientras tanto se presentan como la derecha pura y dura, como conservadores y tradicionalistas, como “buenos católicos”, como “personas de orden”, etc., que critican todo y exigen más autoritarismo, más represión, más vigilancia y menos “libertinaje”. En este sentido, como veremos luego, hay muchos fachas ya que tanto la educación patriarcal, burguesa y cristiana como los puros y materiales intereses económicos presionan en ese sentido.

La segunda acepción de fascismo es ya más compleja y rica. Define al movimiento sociopolítico de masas que en determinadas condiciones de crisis social profunda y de desorientación y debilidad de los partidos, sindicatos y movimientos obreros y populares, se estructura en partido fascista y tras tomar el poder instaura una dictadura como las descritas en la acepción primera. Una dictadura que beneficia de manera impresionante, directa y premeditadamente a la clase burguesa. En secuencia histórica la aparición de los “fascismos” italiano, portugués, alemán, español, húngaro, rumano, croata, etc., guarda siempre ese denominador común compuesto por los siguientes datos:

Uno, crisis social profunda, larga y sin salida; crisis que revuelve y trastoca todas las tradiciones y formas de ver la vida de modo que la legitimidad de los partidos, de todos, sean de izquierda reformista y de derecha tradicional, desaparece a la vez que se refuerzan los miedos, las ansiedades y angustias del personal menos formado intelectual y políticamente.

Dos, como efecto de ello, pérdida de credibilidad de la izquierda reformista que además, por cuanto reformista, se achanta y atemoriza girando aún más a la derecha. Un sector importante y creciente de las masas trabajadoras más empobrecidas y atrasadas, con menos conciencia y capacidad de acción, se va uniendo a sectores sociales pequeño burgueses empobrecidos, a franjas de funcionarios estatales y administrativos, campesinos, etc., que decepcionados del reformismo, sin ver una izquierda revolucionaria fuerte y decidida y embelesados por la demagogia populista y de “soluciones anticapitalistas” del fascismo, optan por esa vía.

Tres, además, las izquierdas revolucionarias han cometido siempre el error estratégico de abandonar la reivindicación nacional y toda su simbología profunda en manos del fascismo, de modo que sólo éste se presenta como “partido nacional”, como el único que defiende a la nación en abstracto, al margen de sus divisiones clasistas internas, en medio de una situación crítica y angustiosa. Por lo común este “nacionalismo fascista” está muy relacionado con las consecuencias de una guerra y la dejación de lo nacional por la izquierda.

Cuatro, en estas condiciones la burguesía observa atentamente y presta ayuda oculta al fascismo en un primer momento. Cuando se cerciora de que es fiel y obediente, de que abandonará su palabrería “socialista”, de “revolución nacional sindicalista” o el apodo que tomen en cada Estado, entonces le apoya públicamente pero a condición de que se depure totalmente al ala más fanática. Mussolini, Hitler y Franco, por citar los tres casos más conocidos, obedecieron al amo burgués y asesinaron a sus amigos personales que no eran del agrado de la burguesía.

Cinco, depurado el fascismo de su sector más “revolucionario” el partido, que ya ha tomado el poder, desata una represión generalizada y tremenda, destruyendo todas las organizaciones y agrupaciones opositoras por pequeñas que fueren. Es el terror absoluto que fundamentalmente sirve para enriquecer sobremanera a la patronal y derrotar a los trabajadores de forma que no levanten cabeza durante muchos años. Según los casos, se declara alguna guerra o se emprende una agresión colonial.

Seis, en tales condiciones, el fascismo recurre a movilizaciones de masas que le apoyan e identifican con él. Según sea su historia particular y su fuerza, será su capacidad de movilización. Y a mayor capacidad de masas, más legitimidad interna y apoyo de otros fascismos externos. Por ello, el fascismo debe mantener siempre una propaganda y agitación demagógica y populista en ese sentido, aunque en la práctica sea únicamente la burguesía la beneficiada. La censura y la represión inmisericorde facilitan la campaña propagandística.

Siete, todos ellos son esencialmente anticomunistas y pro capitalistas independientemente de la propaganda que realicen. Todos ellos son racistas y genocidas, aunque se basen en “razones” biológicas o culturales, o ambas simultáneamente. Son profundamente machistas y patriarcales y tienen un culto fanático al líder, al dirigente, sea Duce, Fhürer o Caudillo. Sus valores son burdamente militaristas. Pero todo eso junto hace que durante determinado tiempo y como efecto de la crisis social a la que deben su existencia, los fascismos posean determinado apoyo social que se basa no sólo en opciones conscientes sino también y muchas veces sobre todo en miedos, odios y necesidades subconscientes mal interiorizadas. Por eso toda superficialización y vanalización del fascismo es peligrosa.

Con diferencias más o menos secundarias, todos los fascismos cumplen esas constantes. Unos son más laicos y hasta con ramalazos ateos como el nazismo, y otros son ferozmente católicos como el franquismo. Unos priman más ciertas alternativas socioeconómicas mientras que otros las sociopolíticas; etc. Pero lo fundamental son esos puntos vistos. Cada fascismo además de su apellido fascista, tiene su nombre propio, único y sus características que deben conocerse para hacer un estudio particular.

La tercera acepción es ya la más concreta, la directamente concerniente al origen y naturaleza del primer movimiento fascista en cuanto tal, el italiano, organizado por Benito Mussolini a partir de su giro del socialismo al fascismo en la Italia en crisis durante la segunda mitad de los años veinte. Mussolini, orador teatralero, obsesionado por el sexo machista y mitómano, se había formado como dirigente en el Partido Socialista. Copió del socialismo la forma organizativa y la propaganda popular y le añadió un nacionalismo racistacultural que hace más hincapié en la historia cultural de Roma que en la “raza latina” y un programa de recuperación imperial del norte de África y los límites transalpinos del Imperio Romano. Tuvo el apoyo incondicional de la Iglesia católica, además del de la Burguesía y destrozó a las clases oprimidas italianas. Hizo un genocidio inhumano en Etiopía y Libia, encontrando una resistencia nacional armada heroica en ambos pueblos. También masacró a albaneses, serbios, bosnios, etc.

2).- ¿Qué es el nazismo?

El nazismo es el nombre que toma la concreción en y para la Alemania de comienzos de los treinta el fascismo en general tal como lo hemos caracterizado. Tiene todas las constantes y puntos vistos pero los lleva hasta su plasmación más perfeccionada y metódica. Antes de seguir hay que decir que ya a comienzos del siglo XIX aparecen en Alemania movimientos nacionalistas de derecha autoritaria que poseían muchas de las características posteriores del nazismo.

Hitler era de ascendencia judía. Hay quien dice que por un sifilazo quedó impotente. Moreno, pequeño y algo contrahecho no reunía ninguna de las medidas oficiales del “buen ario”. Mejor orador que Mussolini entraba con facilidad en el subconsciente colectivo de las masas alemanas que habían perdido todos sus referentes históricos por la derrota militar en la primera guerra mundial por la crisis profunda y por los errores suicidas de la socialdemocracia y el Partido Comunista proestalinista. Quienes se le resistían era exterminados sin compasión. Antes de tener el apoyo total de la Iglesia católica alemana y en alguna menor medida de la luterana, contó con las grandes influencias subterráneas de una secta esotérica llamada ‘Thule’ con influencia en sectores de las clases dominantes.

Al igual que Mussolini y Franco, depuró sin piedad al sector “revolucionario” de su partido para convencer al Ejército controlado por la reaccionaria nobleza prusiana y a la burguesía alemana que era ferviente defensor del capitalismo. Después intrigó contra mandos y jefes militares que se resistían al ascenso meteórico del “cabo” hasta ahí llegaba su carrera militar hasta destituirlos. Prometió y cumplió una intensa militarización decisiva para reactivar la economía y preparar la guerra con la que dominar el continente. Las ganancias económicas del capitalismo alemán fueron incalculables. Ninguna medida de relativa importancia se tomaba sin la consulta previa con los poderosos truts siderometalúrgicos, químicos y de automoción.

Tres son las diferencias entre el nazismo alemán y el fascismo italiano así como el franquismo. Diferencias que en modo alguno anulan las identidades esenciales de todos ellos pero que exigen un estudio concreto:

Una, la mayor fuerza del racismo biológico referirse más a la “raza germánica” que a la cultura alemana en el nazismo, que instauró un verdadero culto a las tradiciones paganas germanas y al mito ario. Ello le daba una cohesión nacional superior al fascismo italiano y al franquismo, pues la historia alemana sí permitía una “demostración científica” de la “unidad racial”, cosa imposible en Italia y mucho menos en el Estado español. El Estado alemán y austriaco y gran parte de la intelectualidad y del mundo científico colaboraron activamente en esa “demostración”.

Dos, un mayor apoyo de masas, tanto como efecto de lo anterior como de la propaganda más hábil como, por último, de la total destrucción de cualquier oposición burguesa, popular y obrera. El nazismo contó con un apoyo muy considerable, sin el cual no se explica la duración de la guerra, además de las razones anteriores. Pero aún y todo así, jamás desapareció totalmente la resistencia interna que aunque desorganizada y clandestina seguía en activo.

Tres, una superioridad aplastante sobre el fascismo italiano y el franquismo en lo relacionado con la planificación económica y militar. El nazismo centralizó de manera muy efectiva todos los resortes de poder y decisión, jerarquizándolos en base al control político por medio del partido, al económico por medio de la patronal y los bancos, al militar por medio de un ejército juramentado y fanático y científico por medio de una planificación típicamente político militar.

Como efecto de esas tres superioridades, que responden a las condiciones históricas del capitalismo y de la nación alemana, el nazismo es la parte del fascismo más atroz y lúcidamente criminal y asesina. Resistió más que los otros fascismos, a excepción del franquismo del que hablaremos de inmediato, precisamente por su fuerza interna.

3).- ¿Qué es el franquismo?

Mientras que Italia era un Estado nacional con una clara quiebra en su interior al existir dos trozos socioculturales claramente diferenciados como se ha demostrado actualmente de modo que la Italia del sur, la meridional, tiene grandes diferencias con la del norte, la septentrional; mientras que Alemania era un Estado nacionalmente unido y encima con reivindicaciones de alemanes que vivían en otros Estados, lo que agudizaba la mitología redentorista del nazismo, mientras ambos Estados tenían esa diferente unidad, el español la tenía mucho más débil y enclenque.

Italia tenía un nacionalismo de derechas culturalmente muy superior y Alemania una unidad etnonacional innegable. El Estado español por contra apenas había logrado una alianza de las tres clases dominantes por arriba catalanes, castellanoandaluces y vascos de manera que internamente el Estado carecía de la “unidad nacional” imprescindible: eso lo entendieron todos, desde la monarquía hasta Pablo Iglesias fundador del PSOE y españolista furibundo. Luego se les sumarían al esfuerzo la Falange y las JONS y, por el otro extremo, el Partido Comunista de José Díaz y Dolores Ibarruri, tan españolistas como los que más. Hay que partir de aquí y del atraso endémico e insuperable del capitalismo estatal para comprender el franquismo.

Franco era un enano asesino con voz atiplada y fuertes rasgos feminoides obsesionado en mostrar su hombría matando humanos. De pequeño las niñas y jóvenes se reían de él. Pudo casarse de rebote con una casadera de una familia media venida a menos. Y descargó sus frustraciones en Marruecos. Su lenguaje antes del “Glorioso Alzamiento y Cruzada Nacional”, era soez, machista y lleno de expresiones masónicas. La masonería no le aceptó por no tener el curriculum suficiente.

El “Alzamiento Nacional” fue internacional y triunfó gracias a la ayuda sistemática de las fuerzas reaccionarias y conservadoras mundiales, así como a la pasividad en el momento decisivo de la entonces URSS. Aun teniendo todas las constantes del fascismo en general, el franquismo tiene características propias:

Una, a diferencia de Italia, Alemania, etc., en donde el triunfo fascista se debió fundamentalmente a factores internos y en menor medida a ayudas externas, el franquismo necesitó en primera medida la ayuda externa y después la fuerza interna y dentro de esta segunda causa, las debilidades y obstruccionismos de las mismas direcciones republicanas, socialistas y comunistas y nacionalistas vascas y catalanas.

Dos, en su origen el componente específicamente fascista como la Falange y las JONS “Juventudes Obreras Nacional Sindicalistas”, nombre típicamente nazi era muy minoritario. La “Cruzada Nacional”, bendecida por la Iglesia, era un conglomerado de fuerzas reaccionarias en la que entraba de todo: republicanos de derechas, monárquicos alfonsinos, carlistas, liberales con servadores, católicos regionalistas y españolistas, fascistas pro italianos y nazis pro alemanes, militares y curas nostálgicos, etc. Este conglomerado se estructuraba en una jerarquía político militar encabezada por Sanjurjo, después Mola y Franco el último de la lista.

Tres, la ayuda exterior, encauzada por el nazifascismo, fue esencial para además de ganar la guerra, poner de triunfador a Franco. La suerte también ayudó pues Sanjurjo y Mola, que no tenían buena opinión de Franco, se estrellaron ¿casualmente? en sendos vuelos aéreos. Y el dictador, que había ido desplazando y marginando a todas las demás corrientes, terminó reprimiendo a la fracción dura de Falange, como le habían enseñado Mussolini y Hitler. Incluso se afirma que dejó que los republicanos fusilaran al jefe fascista José Antonio. La Iglesia fue decisiva en favor de Franco en este proceso interno de depuraciones y purgas.

Cuatro, otra vez más, el contexto internacional fue imprescindible para que al terminar la segunda guerra mundial el franquismo sobreviviera. EE.UU. sabía que una República no contendría durante mucho tiempo el renacimiento de las reivindicaciones nacionales y sociales. Además necesitaba una retaguardia estratégica para su política de dominio en Europa occidental y de guerra fría contra la URSS y el Este. EE.UU., que junto con Inglaterra estuvo vendiendo gasolina muy barata a Franco desde el inicio mismo de la guerra, impuso la salvación del franquismo.

Cinco, esto no anula el que el franquismo tuviera una determinada base social, muy pequeña con respecto al nazismo alemán y menor que la del fascismo italiano. Sí existió esa base y aunque fue decreciendo con el tiempo una de las tácticas del franquismo fue la de mantenerla mediante el clientelismo funcionarial y los favores administrativos. Una vez más debemos insistir en la importante función legitimadora de la Iglesia. Tampoco podemos olvidar otras dos causas terribles en la pasividad de los oprimidos: la represión sistemática y la emigración interna y externa.

Seis, el franquismo supo y pudo adaptarse a las necesidades capitalistas cambiando internamente pero manteniendo sus formas externas. El primer cambio cualitativo fue al ser ya notoria la imposibilidad de victoria alemana en la guerra. El segundo gran cambio fue al convertirse en fiel peón de EE.UU., rubricado con la visita de Eisenhower. El tercer cambio fue la derrota de la Falange y la victoria del Opus Dei en 1959. Y el Último cambio que no podemos analizar aquí el borbonazo; cambio en el que se mantiene la naturaleza interna de los setenta pero cambian las formas externas: Constitución y otras gaitas. Como resultado de todo ello, la dominación de clase y españolista que se aseguró con el franquismo se mantiene incólume mientras que, por otro lado, no se han resuelto ninguno de los problemas Históricos, como se ve en la quiebra actual del Estado.

4).- ¿Qué son el racismo y el Chauvinismo?

Hay que empezar diciendo que el racismo ha existido, existe y existirá al margen del fascismo. El fascismo es por esencia racista, pero se puede ser racista sin ser fascista. Por ello el racismo adquiere tantas formas ocultas y diferentes. Lo que ocurre es que el fascismo asume con orgullo, públicamente y lo lleva a la práctica al racismo, con más intensidad que otros movimientos sociopolíticos reaccionarios.

El racismo es la creencia infundada e indemostrada científicamente de la supuesta superioridad de una “raza” sobre otra u otras. De hecho, y antes de seguir, hay que decir que el mismo concepto de “raza” como algo diferente a otra, es falso: sólo existe una única raza o especie humana, la que evolucionó a lo largo de 6 millones de años desde el Pleistoceno inferior con la aparición del Australopithecus; después y tras múltiples extinciones de ramas evolutivas, devino en Pithecanthropus en el Pleistoceno medio, hace aproximadamente un millón de años, minuto arriba minuto abajo. Hace 150.000 años aparece el Homo y en concreto el neanderthalensis y alrededor de 50.000 el Homo cromañonoide o sapiens sapiens, o sea tú misma.

Todos los estudios que han pretendido “demostrar científicamente” la existencia de diferencias raciales conmensurables y certificables, tanto en inteligencia como en fuerza y diferencialidad genética, todos esos “estudios” han sido desmontados una y otra vez siempre por estudios verdaderamente científicos posteriores. Las diferencias que se aprecian al aplicar los famosos test de inteligencia son debidas única y exclusivamente a factores y condicionantes sociales, nunca a factores biológicos y menos aÚn raciales.

Pero el racismo es un componente esencial para la cultura occidental. Se pueden rastrear los primeros indicios de racismo coherente ya en el s. XIII cuando empieza a despuntar el expansionismo europeo. Ya para siglo XVI el racismo da muestras de vida y sobre todo dentro del catolicismo español con su criterio terrible y antitético de “pureza de sangre” y “cristiano viejo”, que son instrumentos de opresión de judíos y musulmanes que víven en penosas condiciones en el Estado y de los amerindios en las colonias de ultramar. La expansión colonial del XVII-XVIII exige a Occidente una nueva justificación de sus genocidios y atrocidades y el racismo avanza un paso significativo. Es con el inicio del imperialismo a finales del XIX cuando el racismo comienza su edad de oro y de “demostración científica”. Luego la política de emigración de EE.UU., las necesidades expansivas alemanas e inglesas y en menor medida francesas, culminan esa fase preparando la siguiente, la del nazismo y la actual.

Mas lo verdaderamente grave no radica sólo en la “cientificidad” del racismo, que una y otra vez sale derrotada científicamente, sino en el profundo arraigo subconsciente del racismo en la cultura occidental, blanca, patriarcal y cristiana. Este es el problema decisivo pues la ciencia y la racionalidad pueden por desgracia muy poco contra la irracionalidad y el oscurantismo. Encima, estos vicios comunes a la estupidez europea son azuzados subliminal y/o explícitamente por los medios propagandísticos de los Estados y de las transnacionales.

¿Cuál es la causa de esa sistemática instigación?: hay tres razones de peso, razones interrelacionadas:

Una, la de que los oprimidos europeos se olviden de su solidaridad internacionalista y actúen consciente y alegremente como carne de cañón en el expoliador sistema de explotación y opresión del llamado Sur por el llamado Norte. Una parte muy reducida de las inmensas sobre ganancias que extrae cada Estado imperialista y el imperialismo en su conjunto sirve para engañar y actuar como anzuelo dentro de las gargantas de los oprimidos en el Norte: mantener el nivel de vida consumista y cuantitativo, que no cualitativo e integral.

Dos, la de que esos oprimidos se vigilen a ellos mismos y acepten políticas de austeridad, de sobretrabajo y de salarios más reducidos. Esto no contradice el punto anterior sino que lo refuerza precisamente al convencer a los oprimidos de que deben “sacrificarse”, debe vigilarse y denunciarse mutuamente, deben pedir más orden y autoridad para frenar la competencia externa y para evitar que el poco trabajo disponible no se lo queden los parias extranjeros, que encima follan más.

Tres, la de que esos parias extranjeros se reproducen más llegando a dominarnos y a poseer a las hembras blancas. Este tercer factor, común y obligado a todos los racismos, es terriblemente efectivo. Mucho más de lo que imaginamos. El racismo es por ello mismo también terriblemente opresivo para con las mujeres occidentales debido a que considera básico el aumento de la tasa de nacimiento para erradicar el peligro de los inferiores, que compensar con una mayor procreación su inferioridad genética como las ratas con respecto a los gatos, por ejemplo. El racismo, que está latente o con fuerza contenida en los momentos de expansión, crece y aumenta en los de crisis, sobre todo si estos son largos y profundos. Entonces todo propicia que esa latencia racista se ordene alrededor de los partidos conservadores y hasta reformistas, presentándose de múltiples formas y con actuaciones de toda clase. Las gentes ven lógico y comprensible que “primero se mire por los de casa” ¿Por quÉ? Interviene aquÍ el chauvinismo.

El chauvinismo es el sobredimensionamiento injustificado del orgullo nacional propio, de manera que sin llegar al racismo sÍ tiene algunos componentes de desprecio más o menos notorio de otras culturas nacionales. El chauvinismo tampoco tiene que ir unido al fascismo, incluso se puede ser chauvinista y ser a la vez antifascista del mismo modo que racista y antifascista. Un ejemplo del primer caso lo tenemos en muchos comunistas y revolucionarios que son chauvinistas, que piensan sinceramente que su pueblo posee algunas virtudes que otros pueblos no tienen o tienen en menor intensidad. Un ejemplo de lo segundo es el racismo de los autodeminados “demócratas” yanquis que no son fascistas pero odian a negros, indios, chicanos, etc. Pero todo fascista es racista y a la vez chauvinista.

El chauvinismo nace también bajo la instigación de los poderes políticos. Leyendo el Código de Hammurabi escrito hace 3.000 años se comprueba como el chauvinismo está alentado por el Estado para fortalecer el poder frente al exterior y regular las relaciones internas según criterios de autoridad. Posteriormente las llamadas “religiones nacionales” politeístas, precedentes a las monoteístas y universales, también potencian el chauvinismo en estrecha relación con los intereses de sus Estados. Incluso las religiones monoteístas no consiguen salvar el escollo de las diferencias nacionales que nunca son diferencias raciales y empiezan bien pronto procesos centrífugos al hacerse religiones monoteístas nacionales: el cristianismo es un patente ejemplo.

El chauvinismo es muy activo en toda la Edad Media abundando los datos y referencias peyorativas de viajeros sobre pueblos determinados. Por ejemplo los vascos hemos sido denigrados e insultados por escritores romanos, visigodos, francos, árabes, castellanos, etc., hasta ayer mismo. Pero también nosotros mismos somos chauvinistas con respecto a otros pueblos: no hace falta citar la cantidad de calificativos peyorativos y despreciativos que hemos usado y se siguen usando coloquialmente. ¿Y sólo coloquialmente?

Con la aparición y auge del racismo, especialmente en el imperialismo, el chauvinismo entra en proceso de absorción por el racismo, convirtiéndose en antesala o si se quiere en bandera de enganche para el racismo. No quiere decir ello que automáticamente todo chauvinista tenga que transformarse a la fuerza en racista, no, incluso el chauvinista puede desintoxicarse. Sí quiere decir que entre los racistas hay una alta y creciente tasa de antiguos chauvinistas. Pasa lo mismo que con los policías y cipayos, con militares y curas, que entre ellos abundan muy por encima de la tasa media correspondiente a la ley de probabilidad los sadomasoquistas y frustrados y los que padecen algún desarreglo psicopatológico.

El chauvinismo es especialmente sensible a la emigración sin llegar a la virulencia del rechazo racista. Ello es debido a que el chauvinista ve como su país es pacíficamente ocupado e invadido por trabajadores de “culturas diferentes” que al presentarse como pobres, al aceptar los peores trabajos y sueldos y al vivir en penosas condiciones, dan una “sensación” de que esa “diferencia” deja de ser accesoria y superable para convertirse en substancial y permanente. Surgen entonces los calificativos peyorativos que están a un paso del racismo. Cuando la crisis aparece y al chauvinista se le dan “argumentos científicos” de porqué los pobres son pobres y encima de otro país que no es el propio, entonces el chauvinista se puede convertirse con mucha probabilidad en racista: son pobres porque son inferiores y están destinados a seguir siéndolo.

5).- ¿Porqué una base ideológica sobre todo esto?

Aunque esta pregunta se responde a sí misma, no está de sobra hacer un pequeño esfuerzo. Alguien diría: no tenemos que ser tan vagos como los negros, que lo son por naturaleza. ¡Argumento racista por excelencia!

Hacen falta unas bases de respuesta y lucha teórica e ideológica sobre todo esto porque, en primer lugar, todos somos chauvinistas en mayor o menor grado y, en segundo lugar, todos tenemos componentes racistas que han aflorado en momentos determinados y que pueden aflorar dentro de un rato. Aparte de estas dos razones incuestionables que eche la primera piedra quien esté libre de toda culpa tenemos el hecho alarmante de que en el conjunto de la sociedad europea y vasca proliferan y crecen los comportamientos no ya chauvinistas sino específicamente racistas. Los datos son tan contundentes que no nos entendemos.

El decir que no tenemos el problema del racismo es hacer como el avestruz. Sin ir muy lejos, las declaraciones de Arzallus sobre el RH negativo y las medidas craneales vascas indican la gravedad del problema. Zanjar el tema afirmando que se trata de simple antropología neutral y aséptica es una patraña. Tenemos otro dato también ilustrativo: las declaraciones racistas al más puro estilo nazi de las deportaciones masivas de pueblos enteros al reprimir con su brutalidad ya habitual una manifestación de obreros de Tubacex de Laudio, diciendo a voz en grito que los andaluces debían volverse a su tierra.

Incluso si fueran estos datos y otros de la misma procedencia los únicos disponibles, incluso así, debiéramos iniciar el debate. Pero es que hay otros dos bloques más de ejemplos y muestras que indican su necesidad:

Uno, las declaraciones y prácticas específicamente antivascas del PSOE y restantes partidos estatalistas que si no obtienen respuestas adecuadas pueden generar como reacción defensiva inmediata y no pensada, posicionamientos de mayor chauvinismo. La política permanente del PSOE de azuzar la trampa explosiva de las “dos comunidades”; sus desprecios y los de la mayoría de intelectuales españoles contra el euskara y nuestra cultura en general; los comentarios y tácticas de identificación subconsciente de todo lo vasco con la violencia en abstracto y al margen de toda concreción de momento y lugar, de resistencia y respuesta a la opresión, etc., etc.

Semejante campaña global y permanente puede llevar a respuestas chauvinistas que aceleren una espiral de enfrentamiento civil muy beneficioso para el Estado opresor y destructor de la unidad vasca frente a la opresión. Incuestionablemente esto y no otra cosa es lo que buscan sus instigadores. Por tanto es necesario que se reflexione críticamente sobre el particular tanto más cuanto que son los jóvenes uno de los dos colectivos escogidos el otro son los viejos por razones obvias como destinatarios de esa provocación. ¿Qué más quisiera el Estado español que aquí existieran pandillas juveniles de racistas asesinos que en vez de la cruz gamada nazi llevasen el bietan jarrai, por poner un caso!

Dos, la propia presión racista de la propaganda consumista y de forma de vida occidental que destilan los masivos anuncios puestos en todas las esquinas, televisión, prensa, etc. Quiere ello decir que al margen e independientemente de los esfuerzos del Estado opresor español, al margen de ello porque el capitalismo tiene su propia dinámica inteligente y astuta de imponer maneras de pensamiento y comportamiento, actúan en todo momento y sin descanso esos otros instrumentos más sibilinos, camuflados y generalmente invisibles de adoctrinamiento racista. Dado que la juventud es también aquí un objetivo de primera prioridad en las campañas propagandísticas, debemos estar especialmente alertas y, sobre todo, debemos descubrir los trucos y argucias con los que nos jalan el coco con el racismo.

Por último, englobándolo todo, las reflexiones y las bases para luchar con el racismo deben sustentarse en una denuncia sistemática del fascismo como peligro real. Desde luego que no pasa en vano el tiempo y que el fascismo de finales de siglo tiene sus diferencias con respecto al de hace sesenta u ochenta años. Pero ello no debe llevarnos a menospreciarlo. Al contrario: los componentes profundos se adecuan y adaptan a las nuevas realidades fortaleciéndose con ello: como el virus del SIDA que se adapta a cada organismo.

Los componentes personales e individuales del fascismo también están en parte activos incluso en momentos de prosperidad. Mas cuando aparece la crisis esos componentes se multiplican y unifican tomando cuerpo. Componentes elementalmentes fascistas aunque carentes todavÍa de un cuerpo teórico sólido los hay no solo en los gorilas de la hertzaina y en general en toda persona que necesite determinadas dosis diarias de violencia y agresividad psicofísica, sino también en los cachorros de EGI, en la mente calenturienta y paranoica de muchos jelkides, por no citar al paranoico de Corcuera, al “pacífico amoroso” de Egiguren y restantes fieras sociatas. ¿Y qué decir de los heroicos y esforzados “periodistas democráticos”?

De todos modos, una cuestión capital que debemos discutir es el límite de definición y calificación de todos estos enfermos como fascistas. El peligro es claro y preciso: llamarles sin ton ni son fascistas a la primera de cambio nos lleva a una peligrosa ceguera política consistente en no saber fijar la débil pero importante frontera entre el fascismo puro y duro y otras formas de opresión y actuación estatal como el denominado “Estado fuerte”, la llamada “democracia autoritaria”, etc. Pensamos que se trata de una discusión con tantas implicaciones tácticas y estratégicas que no vamos a extendernos aquí. No ocurra como en el cuento del lobo, que de tanto decir que viene el lobo la gente se acostumbra y cuando aparece de verdad nadie es capaz de reaccionar.

Otra cosa diferente es el reforzamiento innegable de las camadas y hordas propiamente fascistas que al amparo del Estado y contando con la impunidad que da el silencio cómplice de los partidos e instituciones, se están atreviendo a salir de sus cuevas y antros. Sí debemos reaccionar rápida y coordinadamente contra esta nueva plaga infecciosa de peste parda. La cagamos si se envalentonan definitivamente y se asientan en las calles y plazas: mañana mismo atacarán los locales y centros no sólo de la izquierda abertzale sino cualquier rinconcito en donde se asiente la inteligencia y la dignidad humana. Estas fieras irracionales son antagónicas con los valores humanos y poco a poco, sin prisas pero sin pausas ya se reproducen en sectores precisos de la juventud desarraigada del Estado. ¿Y cuando lo intentarán en Euskadi sur?

Tenemos que reaccionar. Están reapareciendo los mismos síntomas escalofriantes de hace setenta años. ¿Cometeremos los mismos errores de entonces?

Iñaki Gil de San Vicente

1995

Contra el neofascismo

Iñaki Gil de San Vicente

04 / 04 / 2004

 

1.- Dialéctica de lo viejo y lo nuevo

La lucha de clases entre el Trabajo y el Capital se mueve siempre dentro de la dialéctica entre, por un lado, la continuidad y permanencia de lo esencial, y, por otro lado, la aparición de lo nuevo y la desaparición de lo viejo. Esta dialéctica exige comprender la existencia de unas determinadas contradicciones esenciales, genético-estructurales, del modo de producción capitalista, que lo diferencian cualitativamente de otros modos anteriores, de sus clases sociales y de las luchas entre ellas.

Dicha dialéctica, por otra parte, permite explicar la permanencia de determinadas características que son constantes al capitalismo pese a sus cambios de forma y fenomenología exteriores, histórico-genéticas, de modo que utilizando el método marxista podemos encontrar por entre la maraña de acontecimientos aparentemente desconectados entre sí, caóticos, determinadas regularidades profundas y relativamente estables pero invisibles a primera vista.
Ahora bien, en cuanto dialéctica de contradicciones en lucha, ella misma exige que siempre se estudie la realidad móvil para descubrir lo nuevo, lo que aparece, y lo viejo, lo que desaparece. Lo nuevo está ya en germen en las contradicciones existentes, y en lo viejo que ya está acelerando su desintegración bajo el empuje de esas contradicciones. Esta afirmación abstracta se basa en la síntesis concreta de las experiencias prácticas tanto en la sociedad como en la naturaleza orgánica e inorgánica. Sin entrar ahora en diferencias lógicas e inevitables entre las formas del movimiento dialéctico en estos tres niveles, y centrándonos sólo en el social, lo nuevo y lo viejo siempre nos remiten a la permanente que, a su vez, solamente se comprende en su evolución si tenemos en cuenta sus partes viejas y nuevas.
Muchos de los errores políticos de las izquierdas tienen que ver de algún modo con el desprecio a esta inexcusable regla metodológica. Las izquierdas tienden a creer que todo permanece igual e inalterable, que las grandes conmociones sociales son simples repeticiones de viejas luchas, que no se han desarrollado todavía novedades significativas que obliguen a un cambio profundo de la línea mantenida hasta ese momento. Y sucede la derrota. Pero en otros casos, cree lo opuesto, que todo ha cambiado tan cualitativa, súbita e intensamente que ya no vale nada del pasado y que hay que elaborar otra línea radicalmente opuesta.
Con el fascismo sucedió algo parecido y también sucede lo mismo con el neofascismo. En las condiciones de los años ’20 del pasado siglo, las contradicciones sociales, clasistas y nacionales estaban llegando al máximo del antagonismo irreconciliable permitido y potenciado por el alto grado de agudización de las contradicciones dentro del capitalismo, y entre el capitalismo y la URSS. Se encresparían aún más como efecto de la terrible crisis de 1929-33, que se prolongó de hecho hasta 1945. En realidad, la causa radica en el imperialismo y sus devastadores efectos sobre las condiciones de vida y trabajo de las masas trabajadoras.
Pero lo decisivo fue el endurecimiento de las luchas revolucionarias y contrarrevolucionarias y el nacimiento de la URSS. En estas condiciones, el grueso de las burguesías optó por soluciones autoritarias, termidorianas y hasta militaristas y bonapartistas. Hasta aquí, hasta esta fase del movimiento de la lucha de clases, el marxismo entonces vigente podía explicar qué estaba sucediendo y por qué. Los textos marxistas clásicos explicaban perfectamente el proceso sociopolítico consistente en que una fracción burguesa dirigiera hacia el autoritarismo al bloque de clases dominante. Sin embargo, por debajo de la teoría hasta entonces válida, se sucedían cambios que daban fuerza a prácticas nuevas ante las que esa teoría sociopolítica estaba envejeciendo.

Las profundas transformaciones sociales forzadas por el imperialismo habían terminado por expresarse en las reacciones de las clases sociales, sobre todo de las fracciones más afectadas, impotentes, desbordadas y superadas por esos cambios. Hay que tener en cuenta que no existe una automática e inmediata relación causa-efecto entre los cambios socioeconómicos -en este caso el tránsito capitalista del colonialismo comercial al imperialismo industrial- y los sociopolíticos. Siempre debe existir un período de perplejidad, adaptación y respuesta por muchas fracciones de las clases a tales cambios, tiempo de respuesta que depende del desarrollo anterior de organizaciones políticas y sindicales, culturales, etc., capaces de racionalizar teóricamente lo nuevo, explicarlo y, sobre todo, elaborar alternativas nuevas.

Esta especie de regla histórica es especialmente válida para el movimiento obrero, parte consciente de las clases trabajadoras, que debe compensar con otros recursos organizativos e intelectuales la aplastante superioridad de medios de la burguesía. Sobre todo es válida para el marxismo, que debe estar al tanto de los más recientes acontecimientos prácticos y teóricos. Sin embargo, con y frente al fascismo, dicha exigencia metodológica se cumplió muy minoritariamente. La mayoría del movimiento obrero y del marxismo fueron sorprendidos por el nacimiento y rápido auge del nazi-fascismo.

2. Características del fascismo

 Ciñéndonos exclusivamente al fascismo menos conocido y sin extendernos al italiano y alemán, en Finlandia se desarrolló el Movimiento Lappo, en Rumania la Guardia de Hierro, la Heimwehren en Austria, en la Gran Bretaña el BUF, en el Estado francés el PPF, en Bélgica el Rexismo, en el Estado español la Falange, en Hungría los Cruces de Flechas, en Estonia los Combatientes de la Libertad, en los Países Bajos en el NSB, y otros grupos menores en otros muchos países, especialmente Portugal, Polonia y Suiza. Pero, además, otro componente de la ideología nazi-fascista como el racismo, se extendió ampliamente y se reforzó donde ya era fuerte, como en los EE.UU.

Todos estos grupos tenían entre sí diversas características comunes esenciales, y otras diferentes pero secundarias. Las primeras son las que permiten identificarles como movimientos fascistas, pertenecientes a una corriente política nueva en la historia del capitalismo. Las segunda son las impuestas por las circunstancias específicas de cada país y Estado, según su propia historia de lucha de clases, de la evolución de sus contradicciones internas, de su lugar en la jerarquía internacional capitalista y de división del trabajo, etc.

Una primera característica de estos grupos fue sus relaciones de subterránea dependencia económica de las organizaciones privadas burguesas y hasta, en bastantes casos, de las aportaciones estatales. Además de los fondos recaudados por ellos mismos, la mayoría de sus gastos eran sufragados por “ayudas” burguesas. Junto a esto, también tenían fuertes lazos con los aparatos represivos, con el ejército y la policía. Ambos apoyos les permitían disponer de medios de prensa superiores a su inicial fuerza de masas, así como un tratamiento benigno cuando no apologético de la mayoría de la prensa. Y en muy contados casos tuvieron problemas con las iglesias cristianas, sino que al contrario, las iglesias fueron aliadas pasivas o activas. Como síntesis de todo lo anterior, la mayoría de ellos dispusieron de un nuevo y fundamental instrumento de adoctrinamiento y movilización social vedado a las izquierdas, como fue la radio.

Una segunda característica, decisiva y definitoria, fue su apoyo incondicional al capitalismo. Fueron, además del Estado y sus instrumentos represivos, el otro brazo armado con apoyo de masas contra el movimiento revolucionario y contra el reformismo. Y su apoyo al capitalismo se plasmaba en apoyo a la fracción más poderosa, la industrial y financiera, la militarista, la más necesitada del recurso a la guerra imperialista para salir de la crisis. Aunque según los países, contaban con el apoyo de la burguesía latifundista, la comercial, etc., el objetivo esencial del fascismo fue apoyar el militarismo de la burguesía industrial y financiera, sobre todo el exterminio del movimiento revolucionario y de la URSS.

Una tercera característica fue, como hemos dicho, el apoyo de masas obtenido dependiendo de cada país. Masas provenientes de la pequeña burguesía arruinada, del paro estructural y del precariado, de sectores campesinos, de franjas obreras anteriormente socialistas y hasta comunistas, además de sectores de la mediana y gran burguesía. Estas masas eran atraídas al fascismo por una mezcla de subideologías cogidas de otras ideologías pero mezcladas de una forma tal que formaban algo específico, diferente, siempre en estrecha conexión con la interpretación reaccionaria, machista e imperialista de las tradiciones e identidades nacionales, generalmente interpretadas desde la visión pequeño burguesa de la sociedad en un capitalismo que no había desarrollado la plena asalarización social y que tampoco conocía la tramposa seguridad existencial que prometen las cadenas de oro de los créditos fáciles, del dinero de plástico, de la financierización, etc.

Una cuarta característica es precisamente ésta, la dialéctica entre lo común al fascismo en general y las diferencias de cada uno de ellos, lo que se ve claramente en el diferente peso de las versiones reaccionarias de la historia nacional correspondiente, de su memoria militar, de su cultura popular, etc. Mientras que las izquierdas revolucionarias abandonaron o menospreciaron el profundo pozo inconsciente de lo identitario, de los referentes nacionales, los fascismos hicieron no sólo lo contrario sino que tergiversaron las identidades, sobrevaloraron sus contenidos reaccionarios barriendo y ocultando los progresistas, y sobre esas bases construyeron artificiosas mitologías nacionalistas, imperialistas y contrarrevolucionarias.

Una quinta característica es que esa manipulación de los referentes colectivos estaba reforzada en la mayoría de los casos con la manipulación de un sentimiento anticapitalista difuso e impreciso, mezcla del miedo y de los celos de la pequeña burguesía y del campesinado hacia la alta burguesía urbana y rural, así como de una crítica al comunismo y a los sindicatos. Tal mezcla explica que existieran corrientes de “izquierda” en bastantes fascismos, manteniendo así el anclaje ideológico en sectores confusos de las clases trabajadoras. Pero ese “izquierdismo” fue depurado sin piedad cuando lo ordenó la burguesía.

Una sexta característica es que semejante ideología estaba internamente reforzada por el impulso de todos los componentes sadomasoquistas y neuróticos de la estructura psíquica de masas del capitalismo; por el mito del líder, caudillo, duce o führer que asume el papel de autoridad sádica que delega parte de su poder en sus sumisos e incondicionales seguidores, que obedecen con dosis de masoquismo que a su vez descargan sus deseos frustrados y sus odios sobre los inferiores, estableciéndose una cadena de transferencia de represiones sublimizadas y de mando de arriba abajo en la que el irracionalismo y los fantasmas del inconsciente tenían la misma fuerza o más incluso que la conciencia. La familia patriarcal, el machismo más sexista y misógino, la manipulación sistemática del falocentrismo agresivo sobre todo en espectáculos y movilizaciones de masas, etc., estos y otros componentes -incluidos los del opio religioso en bastantes casos- reforzaban el espeluznante irracionalismo de fondo de la práctica fascista.
Aunque bastantes de estas características ya habían surgido en el pasado, sólo con el fascismo adquirieron el contenido de unidad sistémica nueva, de tal modo que desbordó a la mayoría de los marxistas, ridiculizando a algunos de ellos, precisamente los más encumbrados en el poder oficial. Muy pocos se dieron cuenta no sólo de la gravedad del nuevo movimiento contrarrevolucionario sino de su contenido y características fundamentales. Peor aún, en los decisivos momentos iniciales, cuando el monstruo era pequeño y débil, fueron todavía menos quieren elaboraron una estrategia de combate de masas. Pero lo más trágico para la suerte de la humanidad es que esas minorías premonitorias fueron denunciadas, denigradas y perseguidas por la burocracia estalinista.

Debemos recordar estas lecciones amargas y tristes del pasado para no repetir ahora aquellos errores desastrosos, cuando en condiciones diferentes en la forma y en algunos contenidos nuevos, la burguesía imperialista recurre a un neofascismo que no ha roto su cordón umbilical con el fascismo, sino que es una adaptación de lo viejo a las nuevas necesidades represivas. Y como adaptación, en algunos lugares el neofascismo tendrá -tiene- características superficiales y secundarias diferentes al neofascismo de otros lugares, siendo aquí más represor y criminal que allí, etc., pero siendo neofascismo esencial en todos ellos, buscando el mismo objetivo esencial en todas partes: detener la actual oleada de luchas y derrotarlas.

3. Lo nuevo en el capitalismo

En algo más de medio siglo el capitalismo mundial ha pasado a otra fase en su evolución histórica, siendo el mismo modo de producción. Sin más análisis al respecto, también han evolucionado los sistemas represivos, los Estados, etc., manteniendo pese a todo su identidad genético-estructural. Es en este sentido que debemos comprender que el viejo fascismo se mantiene latente en el nuevo neofascismo, a la espera de desarrollar su terrible poder destructivo cuando se lo ordene la burguesía, poder que se manifestará con formas externa nuevas pero defendiendo a mismo amo de clase. Que se llegue a una situación así depende, en primer lugar, de la evolución mundial de la lucha de clases y de los procesos de liberación nacional; en segundo de su evolución en sus países y Estados concreto, y, en tercer lugar, de la capacidad de los marxistas para elaborar eficaces estrategias masivas contra el neofascismo.

Un cambio significativo en el capitalismo mundial con repercusiones para el tema que tratamos consiste en que el capitalismo ha logrado acabar tras varios decenios de guerras y dictaduras con el inmediato peligro revolucionario en su mismo centro neurálgico, en el corazón de la vieja Europa, y con las duras luchas clasista de los años ’30 en los EE.UU. Como veremos, lo ha logrado desplazando al resto del mundo las contradicciones y endureciendo al máximo las explotaciones, pero también desarrollando nuevos sistemas de control, vigilancia y represión, así como de integración, compra y soborno, sobre la base de un aumento espectacular de la productividad del trabajo, de las sobreganancias imperialistas y del colaboracionismo reformista y de la URSS desde finales de los ’20 hasta su implosión..

De este modo, el capitalismo central superó durante un tiempo la necesidad de recurrir otra vez al fascismo. Pero, desde finales de los ’60 y comienzos de los ’70, la vuelta de la crisis estructural ha ido minando lentamente la estabilidad lograda y pese a los esfuerzos del neoliberalismo, del reaganismo y del tatcherismo, las tensiones sociales han ido en aumento. En síntesis, esta es la razón última por la que con cierta rapidez las burguesías han puesto en marcha en neofascismo adaptado a las condiciones del centro capitalista.

Como hemos dicho, uno de los recursos para la derrota del movimiento revolucionario e integración de la clase obrera fueron las sobreganancias obtenidas por el imperialismo, pero a costa de trasladar al planeta entero los terribles efectos destructores de este modo de producción, multiplicándolos exponencialmente. Una inabarcable lista de represiones, sistemas autoritarios, militaristas y fascistas, con crímenes sin fin, marcan la historia mundial en la segunda mitad del siglo XX. Sin embargo, también aquí las transformaciones capitalistas han forzado el recurso por parte de muchas burguesías a un neofascismo adaptado a las condiciones del capitalismo semiperiférico y periférico.

No es este lugar para extendernos en una comparación detallada de las diferencias secundarias entre estos neofascismo, como tampoco lo hemos hecho anteriormente con las de los fascismos. Simplemente decir que las distancias mundiales no son un problema a la hora de que los neofascismos se relacionen entre sí bien directamente, bien vía de los servicios estatales y/o de las organizaciones burguesas que actúan por debajo del neofascismo, porque las modernas tecnologías de la comunicación lo permiten y, sobre todo, porque las burguesías han perfeccionado sus relaciones en la ayuda mutua de la represión y mantenimiento del sistema.
Teniendo en cuenta lo dicho hasta aquí, antes de pasar a proponer una línea de intervención contra el neofascismo en su identidad genético-estructural hay que definir brevemente sus características comunes y la mejor forma de hacerlo es comparar sus innovaciones con respecto al fascismo, su padre.

4. Características del neofascismo

 

A diferencia del fascismo inicial, en primer lugar, el neofascismo actual está más controlado por los aparatos de Estado y por las organizaciones de la burguesía. Es verdad que existen grupos fascistas puros y duros, tan fanáticos como sus antecesores, pero están más controlados por los servicios secretos que antes. La razón radica en que la burguesía ha comprendido que el fascismo aplicado en el interior de su Estado es un instrumento represivo con muchos efectos colaterales no deseados, es decir, que su brutalidad sanguinaria desatada puede terminar azuzando procesos revolucionarios. Por esta razón y mientras no necesite llegar a tales extremos, la burguesía controla desde dentro y teledirige al neofascismo permitiéndole ascender u obligándole a descender según las necesidades del sistema. Pero en el exterior, lo aplica sin reparos ni contemplaciones. Además, ahora los fundamentales instrumentos de manipulación de masas, la TV sobre todo, están más controlados por los Estados y las burguesías, e incluso en casos extremos como el del neofascista Berlusconi en Italia, son considerables las resistencias de otras fracciones burguesas, aparatos del Estado y del reformismo.

A diferencia del fascismo, en segundo lugar, que surgió en muchos países como el único recurso para salvar al capitalismo, en la actualidad el neofascismo opera con la ayuda de otros recursos de orden, represión y alineación que entonces no existían. Sin el peligro inminente de una revolución, con más de medio siglo de experiencia y con otras formas de alineación -por ejemplo, el consumismo compulsivo, etc.- el capitalismo actual reserva el neofascismo para legitimar nuevas leyes represivas “democráticas”, recortar derechos sociales con el apoyo o la pasividad del reformismo, endurecer y fortalecer al Estado, criminalizar a sectores crecientes, etc., pero manteniendo la ficción democrática en el interior de los Estados. Sin embargo, en el exterior, frente y contra otros pueblos, el neofascismo aparece tal cual es, como perfecto hijo de su padre, el fascismo. Así se explican las inhumanas agresiones yanquis a todo pueblo digno y resistente, como Cuba.

A diferencia del relativo apoyo de masas que obtuvo el fascismo, en tercer lugar, ahora existen organizaciones interclasistas que cubren ese espacio. El capitalismo actual ha mercantilizado el voto mucho más que entonces, y busca con precisión los grupos de votantes, prometiendo diferentes cosas a cada uno de ellos. Esto hace que el fascismo tenga que recurrir al racismo en el centro capitalista -Estado francés, Austria, etc.- mientras que en otros sitios tiene que ocultar su fascismo sustantivo bajo un celofán “democrático”, como en Venezuela contra Chávez, los gusanos de Miami contra Cuba, etc. El ejemplo más claro es EE.UU., en donde el neofascismo de la Casa Blanca se protege bajo una demagogia de los “derechos humanos” mientras protege el fascismo de la burguesía yanqui. Sobre todo, la mayor asalarización social hoy existente limita la base histórica del fascismo como la pequeña burguesía tradicional y le obliga a tener en cuenta el aumento de la población que vive de un salario así como a la nueva pequeña burguesía, y a esas franjas objetivamente asalariadas que sin embargo se creen subjetivamente las “nuevas clases medias” porque viven con tarjetas de crédito aseguradas por sus altos salarios y la financierización. Ahora bien, el neofascismo sabe que tiene un campo de crecimiento en parte de estos sectores cuando vuelve la crisis y la incertidumbre e inseguridad.

A diferencia de los respectivos nacionalismos reaccionarios construidos por los fascismos, en cuarto lugar, ahora se tiende a crear grandes ideologías regionales -UE, área asiática y área yanqui- que absorben más o menos los nacionalismos oficiales preexistentes, a la vez que en Europa y EE.UU. se potencia el occidentalismo reaccionario y racista -guerras de “intervención humanitaria”, de “defensa de los derechos humanos”, etc.- para justificar el expolio de los pueblos “atrasados”. Esta tendencia no anula a los nacionalismos reaccionarios existentes, sino que los adapta e integra para una mejor explotación imperialista. El neofascismo ha asumido felizmente esta innovación porque le permite ocultar su racismo y nacionalismo de fondo, que no duda en sacarlo a la superficie cuando es necesario para mantener y aumentar la tasa de ganancia.
A diferencia del ambiguo y difuso populismo anticapitalista de la primera época fascista, en quinto lugar, ahora el neofascismo es abiertamente capitalista como lo fue el fascismo en su época, aunque con algunos celos contra la alta burguesía en defensa de las viejas burguesías, como las pegas de Le Pen, y otros fascistas y neofascistas a la UE, etc., o los movimientos yanquis contra el excesivo centralismo federal. Son posturas defensivas de fracciones de clase que ya saben que no recuperarán su poder anterior y que sólo quieren no perder más.

A diferencia del descarado componente sadomasoquista y neurótico del fascismo, en sexto lugar, ahora el neofascismo tiene que adaptarse al avance de la mercantilización de la existencia, de las industrias burguesas del ocio y de la gratificación sexual de masas, del consumismo compulsivo de masas, etc. Pero nada de esto anula el contenido sadomasoquista inherente, sino que lo adapta a los cambios en el sistema patriarco-burgués, a la presencia masiva del falocentrismo en el marketing que todo lo inunda, etc., de modo que el neofascismo tiene que mejorar la iconografía de sus líderes teniendo en cuenta tales cambios. Sin embargo, aunque la adoración fálica al uniforme militar se ha tenido que mitigar, no por ello ha desaparecido del todo, reapareciendo cuando es necesario como, por ejemplo, los actos del presidente norteamericano vestido de uniforme de campaña y rodeado de soldados.

Aunque muchas diferencias son formales, otras reflejan los cambios novedosos sucedidos en el capitalismo, concernientes unos a la esfera de la producción y de la estructura clasista, como la asalarización social, por ejemplo; otros a la esfera de la circulación y realización del beneficio, como el consumismo, y otros como la financierización, que impacta tanto sobre la producción como sobre el consumo. Pero el cambio fundamental que se ha producido es que actualmente existe una especie de división del trabajo represivo de las burguesías y sus Estados: el neofascismo se aplica en el interior, y en el exterior se aplica el peor fascismo de siempre. Naturalmente, existen interferencias e identidades, campos y momentos en los que ambos son lo mismo y en otros no, etc. Lo que nos interesa decir es que las burguesías quieren mantener una cierta imagen de “democracia”, que en el interior de sus Estados controlan el neofascismo según los momentos y necesidades -por ejemplo, la manipulación neofascista descarada de las informaciones sobre la resistencia musulmana entre el 11 y el 13 de marzo en el Estado español por parte del PP-, y en el exterior aplican el fascismo sin ningún disfraz.

5. Contra el neofascismo

Tenemos que partir de estas consideraciones para elaborar unos mínimos de intervención contra el neofascismo en el interior de los Estados burgueses y contra su fascismo exterior. Antes de seguir, es conveniente insistir en esta dialéctica de lo interno y externo porque el capitalismo siempre ha sido uno, siempre ha sido mundial. Más aún, esta dialéctica está más vigente que nunca antes porque la mundialización de la ley del valor-trabajo hace que cualquier derrota o contratiempo del capitalismo en un área repercuta inmediatamente, en tiempo real, en el resto del planeta, azuzando las resistencias y las luchas. El fascismo tenía más tiempo de iniciativa y adaptación porque el tiempo político era más lento, pero ahora, con una mundialización capitalista en tiempo real, esa ventaja ha desaparecido. Las burguesías son conscientes de ello y por eso controlan más de cerca a sus respectivos neofascismos, sabedoras de que un aventurerismo cualquiera repercute en el acto en las finanzas mundiales, en los precios energéticos, en el comercio y en la industria. Las críticas que sufren Bush y Berlusconi por sectores burgueses son un ejemplo.

Una forma de lucha es, por tanto, la de la potenciación de la solidaridad internacionalista contra la política fascista exterior de las burguesías, allí donde se produzca. Esta fue ya una lección de hace setenta años, cuando las izquierdas europeas apenas se movilizaron contra el triunfo del fascismo italiano a comienzos de los ’20, como tampoco se movilizaron contra los grupos contrarrevolucionarios alemanes y de otros países a finales de la guerra de 1914-18. El fascismo europeo tuvo las manos libres para sus atrocidades excepto en el corto período en el que la URSS permitió la solidaridad de la Brigadas Internacionales contra el fascismo español, desmontándolas más tarde, en plena guerra. No podemos permitir que el imperialismo siga impune allí donde quiera. Las izquierdas europeas, por ejemplo, estuvieron pasivas cuando la “guerra humanitaria” en la ex Yugoslavia; y el reformismo europeo la apoyó, y apoyó también las invasiones de Irak y Afganistán, aunque los cambios sociales posteriores le han obligado a ser menos colaboracionista con los EE.UU.

Otra forma de lucha se deriva de esta, ya que la oposición a las agresiones en el exterior deben volverse en luchas contra el neofascismo interior. Ninguna guerra de agresión deja de repercutir en el interior. Cuando las izquierdas no se oponen a la guerra, es la clase dominante la que sale ganando mientras no se produzca una derrota aplastante o mientras los costos del esfuerzo bélico no dañen mucho la situación de las masas trabajadoras. Si las izquierdas se oponen a la guerra, deben desarrollar una argumentación que en poco tiempo les enfrenta radicalmente a la burguesía porque ésta se ha lanzado a la guerra con la excusa de la “grandeza nacional”, criticando el derrotismo y antipatriotismo de las izquierdas. Si la izquierda insiste en acabar la guerra imperialista e injusta más temprano que tarde chocarán dos conceptos opuestos de nación, y si insiste en aumentar la lucha contra su burguesía, siguiendo las tesis de Lenin en 1914, entonces se acerca la guerra civil.

El choque de dos conceptos opuestos de nación no surge de la nada, sino que tiene sus raíces en la historia, porque en todo Estado capitalista coexisten dos naciones enfrentadas, la de la burguesía explotadora y la de la clase trabajadora explotada. Este clásico axioma marxista ha sido negado por el reformismo y por buena parte de las izquierdas, sobre todo si pertenecen a un Estado que oprime nacionalmente a otros pueblos. Hemos visto que una característica del neofascismo es adaptar el nacionalismo fascista. En los Estados que no oprimen a naciones, el neofascismo defiende el nacionalismo reaccionario pero sin mayor insistencia, excepto si la izquierda presenta un modelo nacional propio diferente al de la clase dominante. Desde estos momentos, el neofascismo muestra su fanatismo nacionalista reaccionario atacando a las izquierdas. Por tanto, corrigiendo los errores del pasado, las izquierdas de los Estados que no oprimen a otras naciones han de desarrollar un modelo de nación democrática y socialista para adelantarse a la manipulación irracional del nacionalismo reaccionario que hace siempre el neofascismo pero que incrementa cuando se agudiza la lucha de clases.

Esta lección histórica confirmada desde hace mucho tiempo, es todavía más actual para la izquierda de un Estado que oprime nacionalmente a otros pueblos. En estos Estados, el neofascismo asume fervientemente la extensión del nacionalismo opresor dentro de las naciones oprimidas, pero también dentro de las clases trabajadoras de la opresora. Los marxistas debiéramos saber esto de memoria, pero no es así por razones que no podemos exponer ahora. Sin embargo, el neofascismo ha tenido frecuentemente un aliado en las izquierdas estatales que defienden lo esencial del nacionalismo de su burguesía, a lo sumo llegan a plantear falsas soluciones descentralizadoras y autonomistas. Un ejemplo patético es el de las izquierdas españolas y francesas frente a las naciones oprimidas por sus Estados.

Ahora bien, aunque lo anterior es muy importante y decisivo en determinados contextos, también es verdad que el neofascismo tiene características esenciales que transcienden las fronteras y que se refieren a su capacidad de manipular la estructura psíquica de masas aun no existiendo problemática nacional, o presentándose ésta bajo su forma suavizada de racismo. En el capitalismo actual, los límites que separan a la derecha reaccionaria del neofascismo son muy maleables en una y otra decisión, lo que se comprueba viendo las oscilaciones electorales entre estos bloques, y otro tanto entre los ex comunistas y los neofascistas, pero por razones opuestas. Una razón que explica este fenómeno es, además de las anteriores, la existencia de una personalidad insegura y con fuertes componentes de obediencia a un líder, algo esencial al fascismo pero que ahora se presenta con formas nuevas. Otra es la existencia de una personalidad autoritaria que en el capitalismo actual tiene formas diferentes al autoritarismo de comienzos del siglo XX, siendo idéntico en el fondo.

En el capitalismo actual, la necesidad de un líder crece tanto por la incertidumbre vital inherente al capitalismo como, sobre todo, por los efectos de la financierización de la economía, con las inseguridades que eso impone, y con los ataques a los derechos sociales y laborales. Otro factor es la frustración diaria entre el quiero y el no puedo, es decir, querer consumir todo lo que se ve en la TV y ser como la imagen impuesta por el márketing arrasador -el terrorismo simbólico de culto al cuerpo, a la riqueza, al triunfar en la vida, etc.-, querer ser así y no poder serlo nunca, aun a costa de aumentar las horas de trabajo asalariado. Esta frustración diaria refuerza la inseguridad personal que introduce la educación burguesa desde la infancia, y es reforzada por la extremada especialización tecnológica que castra a la gente e impide su desarrollo pluridimensional y polivalente. Y la inseguridad tienden tarde o temprano hacia la búsqueda de un líder.

En el capitalismo actual, el autoritarismo personal surge de la extrema aspereza del competitivismo burgués necesario para superar el aumento de dificultades para triunfar en la vida. La financierización multiplica estas dificultades y añade una dosis letal de incertidumbre. Y como estas novedades han impregnado la totalidad social, nadie escapa a ellas. Esto explica que, por un lado, aumenten las tensiones y violencias cotidianas en todo el capitalismo, especialmente el terrorismo machista contra las mujeres y el terrorismo racista, respuestas violentas de personas autoritarias incapaces de tolerar las libertades de otras personas; y, por otra parte, este mismo aumento refuerza la sensación de que sólo vencen los fuertes y superiores en un mundo de salvajes, tópicos reaccionarios inscritos en la ideología contrarrevolucionaria, fascista y neofascista. Se refuerza así una continuidad entre estas ideologías que permite que sectores sumisos e inseguros, necesitados de un líder, busquen en los sectores autoritarios la dirección y la seguridad que necesitan inconscientemente. De esta manera, se recompone en el capitalismo actual la cadena sadomasoquista de mando y obediencia típica del fascismo, como hemos visto, pero adecuada a las necesidades burguesas de hoy.

Las izquierdas deben luchar contra las nuevas formas de la estructura psíquica de masas alienadas reactivando los clásicos métodos de la cultura creativa, crítica y desmitificadora ya practicados por izquierdas revolucionarias en fases anteriores del capitalismo. Nada de esto se consigue sin ayudar a la fortaleza de los movimientos populares y sociales, de los sindicatos sociopolíticos, de los colectivos de emancipación vital revolucionaria, etc. Es decir, la izquierda se enfrenta al dilema de potenciar la cultura revolucionaria y el placer de la subversión, que giran alrededor del valor de uso, en vez de seguir siendo peones pasivos de la culturilla alienadora creada por la industria político-mediática burguesa o por los intelectuales reformistas, que giran siempre alrededor del valor de cambio. Sin esta recuperación militante del valor de uso como criterio regulador de la praxis revolucionaria cotidiana, sin ella, el neofascismo seguirá encontrando un caldo de cultivo en la estructura psíquica alienada de las masas bajo el capitalismo, y seguirá apoyando la ferocidad fascista exterior de sus Estados. Pero, para concluir, el valor de uso siempre nos remite al problema decisivo del poder revolucionario.

EUSKAL HERRIA (4/IV/04)

El alzamiento militar fascista español de 1936 y la respuesta de los pueblos del Estado


El 14 de abril de 1931 se proclamaba la II República, después de la victoria de las candidaturas republicanas en unas elecciones que, aunque formalmente estaban convocadas como municipales por el gobierno monárquico del almirante Aznar, que sustituía al de el General Berenguer que cayó el 14 de febrero de 1931 y que había durado desde la caída de la Dictadura de Primo de Rivera, eran de hecho un referéndum sobre la monarquía.

La Dictadura de Primo de Rivera se proclamó en Septiembre de 1923 y duró hasta Enero de 1930.

Como decíamos, aunque esas elecciones estaban convocadas formalmente como municipales, el deseo mayoritario de la población era la celebración de elecciones generales. Por tanto, esa consulta al Pueblo, al margen de formalismos, se convirtió en un auténtico referéndum sobre el Régimen Monárquico que había amparado todas las atrocidades y corruptelas de la Dictadura de Primo de Rivera, incluyendo la intervención militar colonial en el norte de África.

Desde prácticamente los inicios de la II República, los sectores mas reaccionarios de la sociedad española y de las instituciones del Estado, conspiraron contra aquella: la mayoría de la jerarquía de la Iglesia Católica, jefes del ejército, y muy particularmente la oligarquía española constituida especialmente por el sector financiero y los grandes propietarios de tierras.

Para esa fracción hegemónica, económicamente hablando, del bloque dominante español la República, que no era sino un régimen democrático-parlamentario burgués, se les presentaba como un sistema político antagónico con sus intereses, demostrando una vez más que sectores esenciales del bloque dominante español, eran y son incapaces de amoldarse a un sistema democrático normalizado, dada la naturaleza siempre especulativa y criminal de sus intereses económicos, así como sus tendencias muy marcadas al autoritarismo

A ésto hay que añadir, además, la desconfianza ancestral del bloque dominante español en la ciudadanía de los Pueblos, bajo la jurisdicción de su Estado.

Es por estas razones que desde un principio comenzaron a conspirar contra la república, la Sanjurjada de 1932, sublevación militar en Madrid y Sevilla encabezada por el general Sanjurjo y secunda por los generales Barrena, Ponte, Cavalgati, Villegas y otros como Franco, Varela y Goded, aunque estos últimos al darse cuenta de las pocas posibilidades del triunfo del pronunciamiento se retiraron, esto es un ejemplo de lo que decimos.

Es decir, en esta primera conspiración ya participaron de una u otra forma los militares más vinculados al ejército de África.

La Sanjurjada fue fácilmente sofocada, sin embargo fue muy útil como experiencia para los organizadores del levantamiento del 18 de julio de 1936, porque les hizo ver que el estilo de Pronunciamiento militar típico, a través del que tantas veces habían conseguido sus objetivos, ya no iba a servir para acabar con la II República.

El escenario Europeo e internacional

La II República se proclama en un momento de auge y ascenso al poder de los movimientos fascistas en Europa: Portugal, Italia, Alemania, Austria…

El fascismo internacional y en particular el nazismo alemán, eran proyectos imperialistas especialmente criminales pero perfectamente viables. De hecho durante la década de los treinta fueron de victoria en victoria.

La única forma de parar el avance del fascismo en Europa era la resistencia popular antifascista y antiimperialista.

El Estado Español por su situación geoestratégica, control de la entrada y salida entre el Mediterráneo y el Atlántico, enlace con el norte de África…, tenía y sigue teniendo un interés de primer orden en cualquier conflicto en el ámbito geográfico de Europa, norte de África y Oriente Próximo.

El nazi-fascismo, que era al fin y al cabo el imperialismo en Europa, tenía un gran interés en el control del Estado Español, no solo por su posición geoestratégica como decíamos, sino también por la abundancia de recursos minerales en aquel momento.

Objetivamente pues había una coincidencia entre los intereses de los sectores mas reaccionarios de la sociedad española y de su oligarquía, con los intereses del proyecto nazi-fascista europeo.

No es de extrañar pues que desde el principio, las maniobras conspiratorias contra la II República contarán con el apoyo total de los gobiernos fascistas, italiano y portugués, así como con la del gobierno nazi de Alemania, ésto ya se puso de manifiesto con la Sanjurjada.

Por otra parte “las potencias democráticas”: EEUU, Gran Bretaña y Francia, no estaban por la labor de enfrentarse a Hitler, si no por la labor de conciliar con su proyecto, esperando que el nazi-fascismo se orientara contra la URSS que al fin y al cabo era considerada como el enemigo común.

Al fin y al cabo, el fascismo no es más que la forma de dominación política mas extrema del capitalismo.

Es por esta razón que los gobiernos de esas potencias no mostraron ninguna simpatía por la II República, y llegado el momento optaron por apoyar de una forma mas o menos explicita el levantamiento militar-fascista.

En noviembre de 1933, con un gran desgaste de la izquierda, por el incumplimiento de las promesas al Pueblo, después de dos años de régimen republicano, se celebraron elecciones generales.

La derecha se había organizado a través de la CEDA, primer partido de masas de la derecha española, con un grandísimo despliegue de medios y con una fuerte abstención de las clases populares, la derecha española ganaba las elecciones con un programa claramente antipopular y parafascista.

En Italia y Alemania, el fascismo había llegado al gobierno a través de procesos electorales y una vez en éstos, valiéndose de los resortes del Poder, fueron reconvirtiendo los respectivos regímenes parlamentarios en sistemas puramente fascistas, con la negación de todo derecho político o social.

Los Pueblos del Estado Español, percibieron que si la CEDA entraba en el gobierno iba a reproducir ese proceso que, como decíamos, ya era un hecho que se había dado en Italia, Alemania, etc…

Es por ello que, cuando se da entrada en el gobierno a ese partido parafascista, se levanta un gran movimiento de resistencia popular que va a tener su máxima expresión en la llamada Revolución de Octubre de 1934.

Este movimiento no es un movimiento contra la Democracia, ni contra la República, sino una respuesta popular al intento de fasticizar la II República, tal como había ocurrido en otros Estados europeos.

De la misma forma que para el fascio la Sanjurjada fue un ensayo experimental del levantamiento de julio de 1936, la resistencia antifascista, incluyendo la resistencia armada de 1934, fue una gran experiencia para la organización de la resistencia antifascista de julio de 1936.

El 16 de febrero de 1936, vuelve a haber elecciones generales y ya con el Frente Popular constituido y con una participación muy importante, en contra de los pronósticos de la derechona, el Frente Popular gana las elecciones por amplia mayoría.

A partir de ese momento, la decisión de dar un golpe militar-fascista contra la II República, con la implicación plena de las potencias nazi-fascistas europeas, se acelera, los contactos de jefes del ejercito, especialmente delegados de Franco, con Hitler y otros jerarcas del régimen nazi que ya procedían de años atrás se intensifican. Así mismo ocurre con los de José Antonio Primo de Rivera con nazis y fascistas europeos.

Los jefes de los requetés-carlistas de Navarra, territorio en el que la insurrección contó con una mayor base social, junto con algunas provincias del norte de Castilla, tales como Antonio Goicochea, Olarzabal y Lizarra, concluyeron con Mussolinni ya en marzo de 1934 un pacto para que éste apoyara el levantamiento contra la II República.

No sin algunos roces entre el bando rebelde, se ultima la insurrección. Las mayores dificultades estuvieron en Navarra, entre el General Mola “director de la conspiración” y jefe militar en ese territorio y el jefe carlista Fal Conde.

Como decíamos el movimiento contaba en Navarra, y en algunas provincias del norte de Castilla, con su mayor base cívico-militar. De hecho los Requetés tenían organizados militarmente antes del inicio de la rebelión a más de ocho mil hombres.

Los Requetés exigían que la bandera de la rebelión fuera la bicolor, la actual española. Cuando los planes de los jefes militares rebeldes era usar la tricolor, la republicana, para engañar a la población.

Finalmente sólo en Navarra y en Burgos la rebelión se inició bajo la bandera bicolor.

Para darse cuenta de la importancia militar de los carlistas hay que tener en cuenta que la otra fuerza paramilitar que apoyó el movimiento rebelde, la Falange, solo pudo ofertar para el inicio del levantamiento unos cuatro mil miembros armados en todo el territorio del Estado.

Las fuerzas fascistas navarras tuvieron una gran importancia militar en la toma del resto de Euskal Herria, tanto en el levantamiento del 18 de julio, como en la guerra propiamente dicha.

El 17/18 de julio de 1936, estalla la rebelión militar-fascista en forma de Golpe, pero con un plan B, que era la guerra

LA RESISTENCIA POPULAR CONSIGUE DERROTAR EL GOLPE. Y ello a pesar de la total pasividad del gobierno republicano presidido por Casares Quiroga: Esto es un hecho de una gran transcendencia histórica que es fundamental recuperar y fijar en nuestra memoria.

“LOS PUEBLOS DEL ESTADO ESPAÑOL” son los primeros que consiguen derrotar política y militarmente al fascismo.

El golpe militar del 18 de julio, es derrotado militarmente por la resistencia popular y con bastante rapidez.

Los fascistas no esperaban este resultado y pasan por una situación de autentico pánico, por que el plan B, el inicio de una guerra contra el Pueblo, no podía hacerse sin la presencia del ejército de África y sin la presencia de los ejércitos fascistas europeos.

El ejército peninsular en su mayoría había quedado fuera de juego por la rápida derrota del golpe militar-fascista.

Ellos sabían que había sitios en que era imposible que triunfara el golpe militar, como Madrid, Barcelona y Bilbao, pero contaban que en Santander, Valencia, Andalucía y el resto de Castilla, triunfara. Y no fue así, sólo en Galicia, Castilla la Vieja, menos Santander y las cuencas mineras de León y Palencia, Álava, Navarra, además de una franja en Andalucía occidental entre Sevilla y Córdoba, triunfó el golpe. Y como decíamos no tenían en la península otro ejercito disponible para llevar adelante el plan B, es decir la guerra, porque éste había sido derrotado.

Es por ello que la primera gran operación militar ya con la plena implicación del ejército nazi-alemán y del fascista italiano, a través de su aviación y de su flota, la llamada operación estrecho, tiene como finalidad trasladar el ejército de África a la península.

La llamada operación estrecho, es una operación rápida de transporte militar por vía aérea que se comienza a finales de Julio, en ella participan veinte aviones de transporte “JU52″ de la aviación nazi con sus tripulaciones respectivas y once aviones “saboya 81″ de la aviación fascista italiana, también con sus tripulaciones respectivas, que llegan a África el 28 de julio.

Las flotas de ambos países (Alemania e Italia) apoyaron la operación, así como algún navío inglés que estaba en la zona y que también colaboró activamente.

En este primer puente aéreo de la historia militar, la operación estrecho, son trasladadas de Tetuán a Sevilla y Jerez en muy pocas horas, catorce mil efectivos del ejército de África.

El ejército de África, “era el típico ejercito colonial, compuesto por las unidades indígenas, las mehallas y el tercio de extranjeros. Las filas de estas unidades se nutrían de marroquíes reclutados en las cabilas más atrasadas, de aventureros de distintos países huidos de la justicia o simplemente de individuos desclasados, que se convertían en desalmados mercenarios capaces de todos los crímenes. Estas fuerzas heterogéneas y apátridas estaban dirigidas y encuadradas por la oficialidad más reaccionaria del ejercito español”.(Guerra y revolución en España 1936-1939).

Esa fue una de las puntas de lanza de las fuerzas franquistas en su guerra contra los Pueblos del Estado Español.

El ejército de África, que llego a tener cien mil componentes, tenía plena libertad para asesinar, violar o robar y así lo hicieron sistemáticamente con el típico comportamiento de ejército colonial de ocupación.

Las otras grandes aportaciones desde el inicio de la guerra a las fuerzas franquistas fueron, el ejercito alemán, el italiano y el portugués.

Se calcula que cincuenta mil miembros del ejército alemán participaron en la guerra en el Estado Español, participación que les sirvió además como campo de ensayo para la II Guerra Mundial.

Entre cien mil y ciento veinte mil miembros del ejercito italiano con un equipamiento impresionante estuvieron también encuadrados en las fuerzas franquistas.

Mas de veinte mil miembros del ejército portugués participaron de igual modo.

Portugal jugó además un papel de principalísima importancia como retaguardia de la insurrección militar-fascista y posteriormente en la guerra: sus carreteras, sus aeropuertos, sus infraestructuras de telefonía y telégrafos, sus puertos, eran libremente utilizados por los fascistas españoles y sus aliados internacionales.

Su policía política colaboraba estrechamente en la represión del bando antifascista, más de cinco mil refugiados republicanos fueron devueltos a las autoridades franquistas.

La operación del estrecho va a marcar las pautas de comportamiento de todas las potencias occidentales en la guerra antifascista:

* Apoyo militar explicito y sin límites de los regímenes fascistas a Franco.

* Colaboración con recursos como gasolina, camiones y otros por parte de EEUU, también hacia Franco.

* Colaboración indirecta impidiendo la actividad internacional del gobierno legítimo del Frente Popular Republicano, tanto militar, como política, como comercial, por parte de Gran Bretaña y Francia, a pesar de que en este ultimo Estado había un gobierno del Frente Popular presidido por el socialista León Blun.

El éxito de la operación político-militar del paso del estrecho, con el traslado a la península del ejército de África y la participación masiva de ejércitos fascistas extranjeros, marca una correlación de fuerzas militares muy desfavorable para la República y permite retomar la iniciativa a las fuerzas militares franquistas, que no son sino ejércitos de ocupación.

Ese tremendo desequilibrio, se consigue compensar relativamente desde septiembre de 1936 y en 1937 con la organización de las fuerzas militares populares, que precisamente en el año 1937 se constituirán en el Ejercito Popular Republicano. La ayuda de las brigadas internacionales y la ayuda en material de guerra soviético, así como en instructores militares, sirve para compensar ese desequilibrio inicial.

25 de julio de 2007 Izquierda Castellana

Luis Ocampo  

Currículum vasco y memoria democrática

 

 

Tras la brutal experiencia de los campos de exterminio nazis, el filósofo alemán T. Adorno elaboró una línea reflexiva conocida como «metafísica para después de Auschwitz». Adorno reflexionó sobre las causas de tal hecho, pero sobre todo enfocó su reflexión hacia la forma de encontrar un antídoto para el futuro.

Partiendo de esa lógica preocupación llegó a considerar la memoria histórica como un derecho humano más, como un requisito imprescindible para la consecución de la justicia: sin memoria no podía existir justicia. Por eso Adorno recomendaba formar a la ciudadanía a través del sistema educativo en valores e ideas democráticos mediante el trabajo activo del pasado, señalando además que debía atenderse no sólo la memoria de las víctimas en cuanto personas, sino también la de todos aquellos proyectos que no pudieron salir a la luz, todas las ilusiones anuladas cuando apenas comenzaban a germinar, todos los derechos sociales que, en el mejor de los casos, tardarían tantos años en recuperarse.

Ésa es, en síntesis, la reflexión que desde el espacio colectivo de las víctimas del franquismo y de la reivindicación de memoria, justicia y reparación hacemos también nuestra, subrayando además, al igual que Adorno, esa interrelación entre formación o educación y justicia. De ahí partimos cuando señalamos el ámbito educativo en sus diferentes niveles como fundamental en la recuperación o construcción de una «memoria histórica democrática y antifascista de Euskal Herria». También partimos de ahí al mostrar nuestra preocupación en torno a la prevención de futuras o actuales tentaciones totalitarias, al constatar que el actual modelo educativo no tiene excesivamente en cuenta, ni en contenidos ni en enfoque, la recuperación o construcción de esa memoria; tampoco, lógicamente, la importancia de transmitirla. Este hecho nos parece especialmente preocupante, pues el espacio educativo es clave en el proceso de socialización de los futuros ciudadanos al ser un espacio donde se construye o se destruye memoria y, por tanto, donde se puede construir o destruir democracia al abrir o cerrar el paso a valores totalitarios.

Esa preocupación es la que nos hace mirar con especial atención a una interesante oportunidad que puede servirnos para reconducir elementos sustanciales de esa situación. Esta oportunidad se da en torno a los planteamientos, debates y trabajos que desde diferentes ámbitos se vienen desarrollando en la elaboración, aprobación y puesta en marcha del denominado Currículum Vasco: creemos que en él existe una posibilidad real de reflejar y trabajar la perspectiva pedagógica y de contenidos del sistema educativo vasco teniendo en cuenta seriamente la construcción de la «memoria histórica democrática y antifascista» de nuestro pueblo. De igual modo, y como valor añadido, creemos además que a través del currículum podemos hacer desde Euskal Herria una interesante aportación práctica con evidentes connotaciones solidarias, al poder convertirse ese proceso y su resultado en un referente práctico de la viabilidad de incorporar al modelo de enseñanza la transmisión de la memoria histórica en las claves mencionadas. Una reivindicación muy sentida y básica para las víctimas del franquismo de aquí y de todo el Estado desde la óptica de la justicia.

Es por ello que desde Ahaztuak hemos seguido con especial interés la dinámica y el interesante trabajo que en torno a Euskal Curriculuma vienen desarrollando diversos agentes, tanto institucionales como sociales y educativos, y nos sentimos plenamente identificados con el mismo, planteándonos no solamente el apoyo declarativo, sino el apoyo práctico desde la aportación. Por ello hicimos entrega en diciembre del pasado año a los representantes de los diferentes agentes que trabajan en la elaboración del currículum vasco una aportación encaminada a que el futuro sistema educativo nacional de Euskal Herria incorpore y asuma en el mayor grado posible una lectura de la memoria histórica de nuestro país, y en concreto de los hechos correspondientes al periodo 1936-1977, esto es, a todo el periodo del golpe de estado y de la dictadura franquista, siempre en clave democrática y antifascista.

Por ello estuvimos el pasado sábado en el Kursaal. Para apoyar un currículum que -entre otros elementos- incorpore en todos los niveles educativos un temario específico sobre la represión política y social, así como sobre el intento de genocidio cultural y lingüístico de la lengua y la cultura vasca por parte de la dictadura franquista. Un temario en el que se fomenten los valores de la lucha por la libertad, la convivencia y la fraternidad de los pueblos del Estado y sus diversas lenguas y culturas… y en el que se inculque a las nuevas generaciones -ésas que constituyen el futuro- la convicción de que las libertades y los derechos de personas y pueblos -el derecho a decidir entre ellos- no son una concesión del poder, sino que han costado incontables sacrificios y que es imprescindible preservarlas y defenderlas frente a cualquier recorte o ataque de carácter totalitario o fascista, ya provenga de cuarteles o de parlamentos, ya venga vestida de uniforme o de impecable Pierre Cardin.

Para formar en Euskal Herria una ciudadanía cada vez más alejada por formación y convicción de ese aún operante franquismo sociológico, una ciudadanía que no sea pasiva ni permisiva ante la pervivencia de la simbología franquista, ante un Francisco Franco «reelegido» el mes pasado como «alcalde honorífico» de Salamanca, ante el revisionismo histórico de los Pío Moa, de los Vidal… Por ejemplo.

Miembros de Ahaztuak 1936-1977

Marcelo Álvarez, Sonia Polo y Javier García